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À Mantes-la-Jolie, un marché pour sécuriser les abords des écoles

Un avis BOAMP relance une question très concrète à Mantes-la-Jolie: qui tient la rue quand enfants, parents et voitures se croisent?

Sortie d’école surveillée à Mantes

Entre 8h et 9h, puis à la sortie des classes, une rue d’école peut changer de nature en quelques minutes. Des enfants traversent, des parents s’arrêtent vite, une voiture mord sur un passage piéton, un utilitaire cherche sa place, et l’équilibre tient parfois à une présence au bon endroit.

Ce sont ces moments précis que vise l’accord-cadre repéré au BOAMP le 29 mai 2026 pour la « sécurisation aux abords des écoles élémentaires de la Ville de Mantes-la-Jolie ». L’avis ne décrit pas un chantier. Il ouvre plutôt un cadre de services, mobilisable autour des écoles selon les besoins.

Un précédent marché publié en 2024 sous le même intitulé éclaire le mécanisme. Il portait sur des services de surveillance, dans un accord-cadre à bons de commande, sans minimum, avec un plafond de 80 000 euros hors taxes par an. Autrement dit, une enveloppe activable selon les sites et les horaires, plutôt qu’une opération unique avec ruban à couper.

À Mantes-la-Jolie, le sujet concerne une ville où plus de 5 000 enfants sont scolarisés dans 34 écoles publiques, ouvertes de 7h30 à 18h30. Les écoles élémentaires listées par la commune vont notamment de Ferdinand-Buisson à Marie-Curie, de Jean-Mermoz à Albert-Uderzo ou Louis-et-Auguste-Lumière. Derrière les noms, il y a surtout des rues différentes, des habitudes de dépose, des traversées et des conflits récurrents avec la voiture.

Le choix semble donc moins porter sur la transformation de la voirie que sur la présence humaine aux heures les plus chargées. Faire traverser, garder un passage libre, canaliser un flux, éviter l’arrêt au mauvais endroit: ce sont de petits gestes, mais répétés chaque jour, devant des écoles où quelques mètres peuvent suffire à compliquer toute une sortie de classe.

Ce n’est qu’une des réponses possibles au problème des abords d’école. Le Cerema, organisme public expert des mobilités et de l’aménagement, rappelle que ces espaces mêlent piétons, stationnement, circulation, livraisons et horaires très concentrés. Certaines communes agissent par le marquage, le mobilier, la fermeture temporaire de rues ou la piétonisation. À Mantes-la-Jolie, les éléments disponibles orientent d’abord vers un outil plus discret: des agents et une organisation des moments sensibles.

Le marché 2026 ne dit pas encore quelles écoles seront concernées, à quels horaires, avec combien d’agents ni selon quel calendrier. Ces précisions diront si ce cadre administratif change réellement quelque chose devant les grilles.

Mais l’avis rappelle une chose très concrète: la sécurité scolaire ne se joue pas seulement dans les grands plans. Elle se joue aussi à hauteur de passage piéton, quand la cloche sonne et que tout le monde veut repartir en même temps.