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À Maisons-Laffitte, vingt mois de travaux pour remettre la gare dans le bon sens

Le pôle gare de Maisons-Laffitte va être réaménagé jusqu’à fin 2027 : parvis, bus, cheminements piétons et stationnements vélos sont concernés.

Illustration - Parvis de gare en travaux

À Maisons-Laffitte, une partie du trajet se joue avant le quai. Le bus à trouver, le vélo à garer, la traversée du parvis, la minute perdue avant le RER A ou la ligne L : c’est ce morceau très concret du quotidien que le chantier du pôle gare doit reprendre.

Le projet est porté par la communauté d’agglomération Saint Germain Boucles de Seine avec la Ville de Maisons-Laffitte, avec le soutien d’Île-de-France Mobilités. Il concerne un site fréquenté par plus de 14 000 voyageurs par jour. Les travaux doivent durer environ vingt mois, en plusieurs phases, pour une fin annoncée en décembre 2027.

La gare ferroviaire, elle, ne change pas : les quais, le bâtiment voyageurs et la passerelle ne sont pas dans le périmètre annoncé. Le chantier porte sur ce qui entoure la gare : parvis, gare routière, trottoirs, traversées, arrêts de bus, stationnements vélos et liens entre les différents modes de déplacement. C’est donc le trajet avant le train qui est visé.

Au sud, place de la Libération, la gare routière doit être réaménagée avec de nouveaux quais de bus accessibles, des sanitaires publics, un local pour les conducteurs et une consigne vélo sécurisée de 147 places. L’ouverture vers l’avenue du Général-de-Gaulle doit aussi être reprise, avec un ascenseur pour faciliter le passage entre le parvis et la gare routière.

Au nord, place du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, le projet prévoit une autre consigne vélo sécurisée de 153 places et un parc vélo couvert de 190 places. Au total, 448 places de stationnement vélo en libre accès doivent être créées ou réaménagées, dont une partie sous abri. Pour beaucoup d’usagers, l’intermodalité commence simplement par un vélo que l’on peut garer sans improviser.

Le chantier touchera aussi l’avenue Longueil, la rue Croix-Castel, la rue d’Achères et la rue de la République. Des traversées piétonnes doivent être sécurisées, des arrêts de bus repris, une bande cyclable ajoutée vers la rue Saint-Nicolas et un nouveau quai de bus créé rue de la République. Rue Croix-Castel, une zone partagée limitée à 20 km/h doit donner plus de place aux piétons.

Le calendrier annonce déjà plusieurs changements d’habitudes. Après une préparation rue de la République au printemps 2026, une première phase doit concerner jusqu’en décembre 2026 les avenues du Général-de-Gaulle et Longueil ainsi que la rue Croix-Castel. La gare routière du parvis Sud doit ensuite être traitée de juillet 2026 à septembre 2027, avant le parvis Nord de juillet à décembre 2027. Les accès à la gare doivent être maintenus totalement ou partiellement, mais les trajets du matin auront sans doute besoin d’un peu de reprogrammation mentale.

À 11,3 millions d’euros TTC, le projet dépasse nettement le simple rafraîchissement de voirie. Île-de-France Mobilités doit financer 7,2 millions d’euros, l’agglomération 3,7 millions et la Ville 0,4 million. L’investissement dit bien ce que la gare représente ici : pas seulement une entrée vers Paris, mais un carrefour de bus, vélos, piétons, commerces proches et déposes rapides.

Le résultat se jugera dans des gestes simples : arriver du bon côté, trouver son bus, traverser sans hésiter et ne pas perdre le quart d’heure que personne n’a le matin. Ce n’est pas spectaculaire. C’est pour cela que les habitués le verront tout de suite.