Jusqu’à lundi soir, un habitant des Yvelines peut encore envoyer quelques lignes à la préfecture sur la prochaine saison de chasse. Pas besoin d’être chasseur pour être concerné : il suffit parfois d’emprunter un chemin forestier, d’habiter près d’une lisière, de cultiver des parcelles ou de partager les mêmes espaces naturels le week-end.
La consultation sur l’exercice de la chasse dans le département pour la saison 2026-2027 se termine lundi 4 mai 2026 à minuit. Trois textes sont soumis aux observations : l’arrêté fixant l’ouverture et la clôture de la chasse, celui qui encadre les nombres minimum et maximum d’animaux à prélever pour les espèces de grand gibier soumises à plan de chasse, et un arrêté approuvant le plan de gestion du faisan commun.
Avant de répondre, mieux vaut regarder ce que ces textes disent concrètement : les dates, les espèces visées, les règles particulières, les conditions de prélèvement et les éventuelles conséquences pour les territoires fréquentés. Cela touche aussi aux cultures abîmées par le gibier, aux chemins partagés, aux consignes de sécurité et à la manière dont des usages différents cohabitent dans les mêmes bois, champs et lisières.
C’est particulièrement vrai dans les Yvelines. Le département est très francilien, avec ses villes denses, ses gares et ses communes résidentielles, mais il reste aussi profondément agricole et forestier. Le conseil départemental indique que 85 % du territoire est composé d’espaces naturels et agricoles, avec environ 70 000 hectares boisés et près de 1 790 km de chemins de randonnée inscrits au plan départemental. Autrement dit : la chasse ne se déroule pas dans un décor éloigné. Elle s’inscrit dans des lieux que beaucoup d’habitants traversent, cultivent, entretiennent ou parcourent.
Le sanglier illustre bien cette dimension pratique. Dans les Yvelines, il fait déjà l’objet de procédures spécifiques, notamment pour les tirs d’été ou la protection des semis. Derrière une consultation administrative assez sèche, il y a donc une question simple : comment organiser la régulation du gibier sans perdre de vue la sécurité, les usages de loisirs, les dégâts agricoles et l’équilibre des milieux naturels ?
Les observations peuvent être envoyées par courrier à la Direction départementale des territoires, service environnement, unité forêt, chasse et milieux naturels, 35 rue de Noailles, BP 1115, 78011 Versailles cedex, ou par courriel à ddt-se-fcmn@yvelines.gouv.fr. La préfecture recommande d’indiquer en objet : « Consultation du public – Arrêtés exercice de la chasse ».
Après lundi soir, la consultation sera close. Pour ceux qui les vivent, les cultivent, les parcourent ou les chassent, c’est maintenant que l’avis peut encore compter.