
Au printemps, l’US Créteil a changé de nom et de logo. En juin, la société qui porte l’équipe a aussi mené une restructuration financière : elle a reçu 4 013 307 euros en numéraire au cours d’une opération destinée à absorber des pertes. Son capital s’établit aujourd’hui à 37 100 euros.
La séquence, désormais inscrite dans les registres, est inhabituelle à première vue. Le capital de 383 475 euros a d’abord été ramené à zéro par absorption de pertes. Il a ensuite été porté à 4 013 307 euros grâce à l’apport en numéraire, avant d’être réduit de 3 976 207 euros, là encore pour absorber des pertes. Ces deux réductions portent au total sur 4 359 682 euros de capital nominal affectés à l’apurement des pertes.
Les 3,98 millions d’euros de la dernière réduction n’ont donc pas été retirés de la société. Lorsqu’une réduction de capital est motivée par des pertes, elle ne donne pas lieu à un remboursement des actionnaires. Le mécanisme sert à imputer comptablement ces pertes au capital, tandis que l’augmentation en numéraire apporte de nouveaux fonds.
Les derniers comptes publiés donnent seulement un point de repère antérieur. Pour l’exercice clos en juin 2024, la société de l’US Créteil avait enregistré une perte nette de 682 266 euros, pour 745 001 euros de chiffre d’affaires. Ces comptes ne suffisent pas à expliquer l’ensemble des pertes absorbées lors de l’opération de 2026.
Le 18 juin, Anthony Maarek a remplacé NJJ Calcio au conseil d’administration et a été nommé président-directeur général. Le même jour, la société est passée du statut de société anonyme à objet sportif à celui de société anonyme sportive professionnelle. Le RNE le donne désormais comme président du conseil d’administration et directeur général.
Les actes publics consultés n’indiquent pas qui a souscrit les 4,013 millions d’euros. Le club indique que Xavier Niel est entré à son capital en 2025, mais ces documents ne permettent pas d’attribuer cette augmentation précise à un actionnaire particulier.
Sur le terrain, l’équipe première évolue toujours en National 2 cette saison. À Duvauchelle, le nom et le bélier avaient changé au printemps. Les actes publiés fin septembre montrent aussi ce qui a changé dans la société : de l’argent frais, des pertes absorbées et une gouvernance remaniée.