
À Vitry-sur-Seine, neuf classes ferment à cette rentrée. Pourtant, trois autres ouvrent dans la même ville, toutes au groupe scolaire Joséphine-Baker, aux Ardoines. La baisse des effectifs se traduit donc aussi par un déplacement des besoins à l’intérieur de la commune.
Joséphine-Baker en est l’exemple le plus net. Ouverte en septembre 2025 dans un quartier en plein développement, l’école a été construite pour accueillir à terme 21 classes, neuf maternelles et douze élémentaires. Le 2 septembre 2026, elle n’en comptait encore que sept. Deux semaines plus tard, la Ville a publié trois ouvertures décidées dans l’établissement, deux en maternelle et une en élémentaire.
Pendant ce temps, une classe disparaît dans neuf autres écoles de Vitry : Blaise-Pascal, Jean-Jaurès, Marcel-Cachin B et Paul-Éluard en élémentaire ; Daniel-Casanova, Eugénie-Cotton, Jean-Jacques-Rousseau, La Petite Saussaie et Victor-Hugo en maternelle. La ville accueille 8 834 enfants dans 43 écoles à cette rentrée. Le solde est de six classes en moins, avec une partie des capacités qui se déplace vers les Ardoines.
À l’échelle départementale, l’Éducation nationale prévoyait pour la rentrée 2026 une baisse de 2 728 élèves dans le premier degré du Val-de-Marne, soit 2,1 %, accompagnée du retrait de 41 emplois.
Les derniers arbitrages de septembre s’appuient sur les effectifs réellement présents après les prévisions établies plus tôt dans l’année. L’État répartit les postes d’enseignants et le Dasen décide des ouvertures et fermetures de classes ; les communes construisent et entretiennent les écoles.
À Arcueil, cette dernière étape a changé le sort de la maternelle Olympe-de-Gouges. La suppression envisagée du huitième poste aurait, selon la Ville, conduit à des groupes de 30 et 31 enfants en moyenne section. Le directeur académique a finalement annoncé le 7 septembre le maintien de l’enseignant.
Lors du CSA de repli du 15 septembre, le SE-Unsa 94 rapporte que le directeur académique a indiqué ne plus disposer des moyens nécessaires pour ouvrir d’autres classes ou annuler de nouvelles fermetures. Les derniers ajustements se font donc dans une enveloppe déjà resserrée.
À Vitry, cette contrainte se voit rue par rue : neuf écoles perdent une classe, tandis que Joséphine-Baker continue de se remplir avec les Ardoines autour d’elle.