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Val-de-Marne : 2 728 élèves en moins, des écoles réclament encore des classes

Le premier degré perd 41 emplois à la rentrée 2026, mais la baisse des effectifs ne se répartit pas également entre les écoles du Val-de-Marne.

Illustration d’une classe du Val-de-Marne

Le Val-de-Marne attend 2 728 élèves de moins dans ses écoles primaires cette année et l’enveloppe départementale diminue de 41 emplois d’enseignants. Pourtant, à Arcueil, la maternelle Olympe-de-Gouges accueille 187 élèves, contre 176 l’an dernier, selon sa maire, et des parents contestent une fermeture de classe. À Villejuif, le SNUDI-FO 94 demande au contraire une ouverture à l’élémentaire Robert-Lebon.

Ce lundi 7 septembre à Créteil, les derniers ajustements de rentrée doivent départager ces situations. L’enveloppe départementale de postes, que nous détaillions en août, est déjà fixée. Il reste à trancher les ouvertures et fermetures à partir des effectifs constatés.

La carte scolaire se construit en effet près d’un an à l’avance. Les services de l’Éducation nationale prévoient d’abord les effectifs, puis corrigent leurs estimations avec les inscriptions du printemps. En septembre arrive le dernier comptage. Le directeur académique, le DASEN, peut alors encore ajouter ou retirer un poste d’enseignant, après consultation du comité social d’administration départemental, le CSA-SD.

La baisse démographique est incontestable à l’échelle du Val-de-Marne. Entre 2017 et 2025, le département a perdu 10 252 élèves dans le premier degré. Sur la même période, le nombre moyen d’élèves par classe est passé de 24,8 à 21,7. Mais cette moyenne départementale ne dit pas où vivent les enfants : une école peut se vider tandis qu’une autre, quelques communes plus loin, gagne des élèves.

Olympe-de-Gouges en donne une illustration nette. Les parents ont bloqué l’école le 4 septembre et redoutent qu’une fermeture conduise à des classes de 30 ou 31 élèves. Ces chiffres et la hausse à 187 élèves sont avancés par la maire d’Arcueil et les parents, et n’ont pas encore été confirmés publiquement par la direction académique. À Robert-Lebon, la demande va dans l’autre sens : le syndicat réclame une classe supplémentaire.

C’est la difficulté d’une baisse démographique scolaire : elle permet de réduire globalement le nombre de postes sans fournir elle-même leur nouvelle adresse. Le DASEN doit faire tenir une enveloppe départementale plus petite sur une carte où les effectifs bougent quartier par quartier. Attendre septembre permet à l’administration de s’appuyer sur les effectifs constatés plutôt que prévus ; cela signifie aussi qu’une fermeture peut être décidée alors que les groupes et leurs enseignants ont déjà commencé l’année.

Les mobilisations de ce 7 septembre portent également sur des enseignants non affectés et des AESH manquants. Ces problèmes ne se confondent pas avec la carte des classes et ne peuvent pas tous être réglés par les ajustements du CSA-SD. Le syndicat a néanmoins appelé plusieurs écoles à se rassembler devant les services départementaux à partir de 13 h 30.

À la mi-journée, les décisions du 7 septembre n’étaient pas encore publiées. À Olympe-de-Gouges, la décision dira si la fermeture contestée est retenue. Si elle l’est, les 187 élèves annoncés par la maire devront être répartis autrement, une semaine après la rentrée.

Sources consultées
  1. Ministère de l’Éducation nationaleÉcole, collège, lycée : l’affectation des élèves et l’attribution des moyens
  2. SénatSituation de l’éducation nationale en Val-de-Marne
  3. 94 CitoyensVal-de-Marne : des écoles en grève ce 7 septembre pour protester contre des fermetures de classes ou le manque d’assistants handicap
  4. SNUDI-FO 94Rentrée scolaire catastrophique dans le Val-de-Marne : grèves et mobilisations se multiplient !