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Sur la Marne, des drones testent le rôle de vigie contre les noyades

Paris Est Marne & Bois a testé en août des drones avec vidéo en direct sur la Marne. La reconnaissance automatique des situations à risque reste, elle, à tester.

Illustration - Drone survolant la Marne

Pendant le mois d’août, Paris Est Marne & Bois a testé des drones au-dessus de la Marne, avec transmission des images en direct vers une plateforme de supervision. L’expérimentation, menée avec l’entreprise Dronotec de Maisons-Alfort, a aussi porté sur le déploiement des appareils, différents scénarios de vol et les contraintes liées à l’environnement.

Cette première phase est désormais terminée. Elle portait sur la faisabilité technique et opérationnelle du dispositif, pas encore sur sa capacité à repérer effectivement une noyade. Des survols ponctuels avaient été annoncés entre le 21 juillet et le 31 août à proximité des zones de baignade de Joinville-le-Pont et Maisons-Alfort, avec l’autorisation de la Direction générale de l’aviation civile.

Paris Est Marne & Bois étudie désormais l’intégration d’un algorithme de reconnaissance d’images capable d’analyser le flux vidéo et de signaler à un opérateur une situation potentiellement dangereuse. La transmission et la supervision ont donc été testées cet été. La reconnaissance automatique des situations à risque reste, elle, à tester.

La distinction compte. Aujourd’hui, la prévention et les secours reposent sur des professionnels et des moyens humains que le drone est censé compléter. L’intérêt potentiel de l’appareil est d’ajouter un point d’observation mobile sur la rivière et, si l’analyse d’images fonctionne suffisamment bien, d’aider les équipes à repérer ce qui mérite leur attention. Mais aucun résultat publié ne permet encore de mesurer la capacité du dispositif à détecter une situation à risque ou à accélérer une intervention. L’expérimentation d’août établit donc une faisabilité technique et opérationnelle, pas encore une efficacité contre les noyades.

Le contexte explique pourquoi le Territoire s’y intéresse. Du 1er mai au 15 juillet 2026, Santé publique France a recensé en Île-de-France 35 noyades suivies d’un décès sur place, contre 14 sur la même période en 2025. Cette forte hausse des noyades franciliennes avait déjà marqué le début de l’été.

Passer du pilote à un dispositif régulier demandera aussi de franchir l’étape réglementaire. Paris Est Marne & Bois prévoit notamment une analyse SORA des risques liés aux opérations de drone ; un éventuel déploiement restera soumis aux résultats des essais et aux autorisations nécessaires.

Le projet possède enfin un ancrage très local : Dronotec est installée à Maisons-Alfort. L’entreprise travaille habituellement sur l’inspection d’infrastructures, la modélisation 3D et d’autres usages professionnels du drone. Sur la Marne, ces compétences sont appliquées à la surveillance des baignades et de la rivière. L’analyse des essais d’août doit maintenant déterminer ce que ce dispositif peut réellement apporter aux équipes chargées de la surveillance.

Sources consultées
  1. Paris Est Marne & BoisSur la Marne, des drones au service de la prévention des noyades - Paris Est Marne & Bois passe à l'action
  2. Paris Est Marne & BoisSites de baignade - A la Plage by Paris Est Marne & Bois
  3. Santé publique FranceSurveillance des noyades durant l'été 2026. Bulletin du 24 juillet 2026.
  4. DronotecL'inspection technique par drone & scan 3D