
Une visite consacrée aux femmes qui ont traversé l’histoire du château de Vincennes est annoncée ce 15 août. Reines, femmes de cour, prisonnières politiques ou détenues de droit commun ont occupé cette forteresse royale pendant des siècles. Parmi elles, les prisonnières racontent une histoire beaucoup moins familière du donjon.
Les premières femmes dont l’emprisonnement à Vincennes est documenté sont des prisonnières politiques. Françoise d’Amboise y est enfermée en 1556. Charlotte de Montmorency y arrive en 1617 avec son mari, Henri II de Condé, et y aura quatre enfants. Sous l’Ancien Régime, l’enfermement à Vincennes dépend notamment des lettres de cachet, dont les archives ne permettent pas de dresser une liste complète des détenues.
Dans les années 1680, lors de l’affaire des poisons, sur 168 personnes incarcérées à Vincennes au cours de la décennie, près d’une centaine étaient des femmes, issues de milieux sociaux variés. Un siècle plus tard, la Révolution transforme même les anciens appartements royaux en lieu d’enfermement féminin. En 1793, le pavillon du Roi devient une maison de réclusion où passent près de 600 femmes jusqu’en 1794, la plupart condamnées pour vol.
La séance du 15 août reste inscrite à 14h30 sur l’agenda officiel du monument, mais elle n’était plus proposée sur la billetterie en ligne lors de notre vérification. Les séances des 5 septembre et 17 octobre restent proposées à la réservation sur la billetterie officielle.
Dans le donjon subsistent plusieurs graffitis portant des prénoms, « ANA », « Joséphine » ou encore « Georgette ». Au quatrième étage, ce dernier prénom demeure inscrit sur un mur de la forteresse.