
Le Département cherche le prochain opérateur de Val’Écoute, sa téléassistance ouverte jour et nuit aux habitants âgés, handicapés ou malades vivant à domicile. Le service comptait 8 859 abonnés en 2025. Les entreprises ont jusqu’au 7 septembre pour remettre une offre pour un contrat de deux ans, reconductible deux fois un an.
L’avis de marché affiche pourtant une valeur estimée de seulement 12 000 euros hors taxes, avec un plafond de 60 000 euros sur quatre ans. Ces montants ne représentent pas le coût complet de Val’Écoute. Ils correspondent à la part commandée directement par le Département au moyen de bons de commande. Le marché prévoit aussi des actions de prévention lors de risques sanitaires comme une canicule.
L’essentiel du service suit un autre circuit. Aujourd’hui, l’abonné verse directement à Vitaris une redevance de 8,29 euros TTC par mois. Elle comprend l’installation, le matériel et sa maintenance, une centrale d’écoute disponible 24 heures sur 24, le soutien psychologique et un second médaillon pour les couples. Les communes peuvent financer tout ou partie de la facture ; l’APA ou la PCH peuvent aussi contribuer selon la situation de la personne.
Au tarif actuel, le montant théorique des abonnements atteindrait environ 881 000 euros TTC par an si les 8 859 usagers payaient tous la formule de base pendant douze mois. Ce calcul ne tient compte ni des options, ni des aides, ni des arrivées et départs d’abonnés. Les 12 000 euros de l’avis ne mesurent donc pas l’économie réelle du service.
Le Département n’achète pas lui-même près de 8 900 abonnements. Il choisit un opérateur, impose un socle de prestations et organise un tarif commun à l’échelle du Val-de-Marne. Les CCAS recueillent les demandes et accompagnent les habitants. L’entreprise installe les appareils, contrôle leur fonctionnement, répond aux alertes et appelle, selon la situation, un proche, un détenteur des clés ou les secours. Dans le contrat actuel, l’installation est annoncée sous 48 heures ouvrables et chaque appareil effectue un test automatique hebdomadaire.
La nouvelle consultation maintient ce fonctionnement : écoute permanente, matériel et maintenance, coordination avec les CCAS et continuité des dossiers. La qualité technique comptera pour 50 points dans le choix du titulaire, contre 40 pour le prix et 10 pour le développement durable. L’attribution pourra conduire à un changement d’opérateur ; le futur contrat fixera également le tarif et les conditions de service, sans annoncer de refonte à ce stade.
Le calendrier laisse toutefois une transition inexpliquée. Le Département indiquait en avril que le marché de Tunstall Vitaris se terminerait le 2 août 2026, tandis que les offres pour lui succéder seront reçues jusqu’au 7 septembre. La date de démarrage du prochain contrat dépendra de son attribution. Les documents publics consultés ne précisent pas ce qui est prévu entre les deux. Pour les abonnés de Val’Écoute, la première exigence reste qu’un appui sur le médaillon trouve toujours quelqu’un au bout de la ligne.
Sources consultées
- TEDExploitation et gestion du service départemental de téléassistance « Val’Écoute »
- Département du Val-de-MarneRapport d’activité 2025
- Département du Val-de-Marne et VitarisDemande d’installation Val’Écoute, mars 2026
- Département du Val-de-MarneConditions réglementaires du service Val’Écoute
- Conseil départemental du Val-de-MarneRecueil des actes administratifs du 7 avril 2026