
L’UPEC reçoit jusqu’au 28 août à midi les candidatures à sa présidence. Le 7 septembre, les 32 membres du conseil d’administration choisiront la personne qui dirigera l’université pendant quatre ans. Elle héritera d’une contradiction déjà visible : l’établissement gagne des étudiants, mais réduit le nombre de places ouvertes en première année de licence.
L’université comptait 38 895 étudiants en 2024-2025, répartis sur 17 grands campus dans le Val-de-Marne, la Seine-Saint-Denis et la Seine-et-Marne. Ses effectifs avaient augmenté de 4,64 % en un an, contre 2,02 % à l’échelle nationale. Dans le même temps, l’UPEC a diminué ses capacités d’accueil en première année de licence de 309 places à la rentrée 2025, soit une baisse cumulée de 616 places en deux rentrées.
Cette capacité d’accueil pourrait être davantage sollicitée à partir de 2027. La ligne 15 Sud doit ouvrir avec une gare à Créteil-L’Échat, à proximité du campus de santé. L’UPEC estime qu’un million d’habitants supplémentaires pourront alors rejoindre l’un de ses sites en moins de trente minutes.
Le budget initial pour 2026 prévoit 314,2 millions d’euros de recettes et 324,9 millions de crédits de paiement. Ce décalage ne correspond pas à un déficit comptable de 10,6 millions : après les autres flux, l’UPEC prévoit un prélèvement net de 7 millions d’euros sur sa trésorerie. La masse salariale représente 79 % des crédits de paiement.
Les conséquences touchent directement l’offre de formation. L’UPEC attribue une partie de ses difficultés à une hausse durable des effectifs qui n’a pas été suivie par une progression proportionnelle de la subvention de l’État. L’ouverture de certains groupes de licence Professorat des écoles dépendra de financements extérieurs, tandis que les nouveaux cursus devront disposer de ressources déjà identifiées.
La prochaine présidence devra donc arbitrer entre les capacités d’accueil, l’ouverture de formations et l’entretien des campus. Elle devra le faire alors que le bassin potentiel d’étudiants s’élargit et que les ressources de l’établissement restent contraintes.
Les conseils centraux renouvelés en juin, dont nous avions expliqué le rôle dans les décisions de l’UPEC, participeront à ce choix. Au 28 juillet, Pierre Wolkenstein se présente publiquement comme candidat, tandis que la présidente sortante Karine Bergès a annoncé vouloir poursuivre le travail engagé avec son collectif. Ces intentions ne deviendront des candidatures officielles qu’après le dépôt des dossiers.
Le 7 septembre, le conseil d’administration choisira la personne chargée de traduire ces contraintes en décisions de rentrée. À Créteil, l’un des premiers résultats sera le nombre de places effectivement ouvertes aux nouveaux étudiants.