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Grand Godet : ce qui est prévu pour les habitants en échange des huit hectares du Paris FC

Le Paris FC doit doubler son centre d’entraînement au Grand Godet. Les parcs annoncés à Villeneuve-le-Roi et Orly n’en sont pas au même stade.

Illustration - Grand Godet et terrains de football

Au Grand Godet, huit des douze hectares du parc public sont affectés par la convention à l’extension du centre d’entraînement du Paris FC. Quatre hectares doivent rester accessibles sur place, tandis que deux parcs sont annoncés à Villeneuve-le-Roi et Orly. En additionnant ces trois sites, la surface publique promise dépasse celle du parc initial. Mais ces espaces n’ont ni la même situation, ni le même calendrier.

Le sol n’a pas été vendu au club. La convention signée avec le syndicat propriétaire du Grand Godet autorise le Paris FC à occuper les nouvelles parcelles jusqu’en juin 2036, avec deux prolongations possibles de dix ans. Le club doit y financer cinq terrains de football et deux bâtiments destinés notamment aux soins, au repos et à l’hébergement. Il verse aussi une redevance annuelle de 300 000 euros.

L’opération répond à un problème de capacité. Les trois terrains du centre actuel sont partagés par les équipes professionnelles masculine et féminine, la réserve et les jeunes en formation. Avec cinq terrains supplémentaires, le centre en compterait huit et pourrait rassembler davantage d’activités sur le même site.

Mais le Grand Godet n’était pas une réserve foncière vide. Le Département y comptabilise plus de 300 000 fréquentations par an, principalement par des habitants des communes voisines, des scolaires, des centres de loisirs et des clubs. La convention oblige donc le Paris FC à remplacer les équipements supprimés ou déplacés. Quatre hectares doivent rester ouverts au public, avec des installations réorganisées, dont le skatepark.

À plusieurs kilomètres de là, les deux autres parcs avancent séparément. À Villeneuve-le-Roi, le parc Nungesser est la contrepartie la mieux engagée. Son permis d’aménager a été signé à la mi-janvier 2026. Le programme municipal prévoit, sur près de dix hectares, des prairies, des jeux pour enfants, des terrains de basket, de football, de padel et de pickleball, un caniparc ainsi qu’environ 1,5 kilomètre d’allées. Un protocole prévoit une contribution de 2,6 millions d’euros du Paris FC à sa réalisation.

Le parc du Bouvray, annoncé sur quatre hectares à Orly, demeure beaucoup moins avancé. Il doit prendre place dans le secteur Seine Nature, sur une friche faite de remblais, de graviers, d’argile et de déchets issus de ses anciens usages. Le terrain est enclavé entre des logements, les installations du tramway T9, l’usine d’Eau de Paris et le stade Gallieni. La Ville en est encore au stade des études de faisabilité pour le parc et la ferme urbaine envisagés dans ce secteur. Aucun calendrier d’ouverture n’est publié.

Les hectares promis aux habitants ne remplacent donc pas à l’identique ceux du Grand Godet. La convention accorde au club un vaste ensemble continu pour au moins dix ans et potentiellement jusqu’en 2056. Le public conservera une partie du parc d’origine et gagnera, si tous les projets aboutissent, des espaces répartis entre trois communes.

À Nungesser, le financement, le programme et l’autorisation d’aménager sont posés. Au Bouvray, le futur parc reste une friche enclavée, dont les accès doivent encore être aménagés, notamment sous la voie ferrée.

Sources consultées
  1. Syndicat mixte d’aménagement et de gestion du parc des sports et de loisirs du Grand GodetConvention d’occupation du domaine public conclue avec le Paris FC
  2. Département du Val-de-MarneLe Paris FC grandit au cœur du Val-de-Marne
  3. Département du Val-de-MarneRecueil des actes administratifs, séance du 9 mars 2026
  4. Ville de Villeneuve-le-RoiVilleneuve Magazine n° 209
  5. Ville d’OrlySeine Nature