
L’Université Paris-Est Créteil lance la création de laboratoires au troisième étage du Bâtiment de recherche biomédicale d’Henri-Mondor. Le chantier doit achever une partie du bâtiment que la hausse des coûts de construction avait laissée sans aménagement définitif.
En avril 2026, le conseil d’administration de l’UPEC a confirmé que des études préalables avaient été financées pour installer l’équipe de Sophie Lanone sur la moitié de cet étage.
Cette équipe de l’Institut Mondor travaille encore au cinquième étage de la faculté de santé. Elle cherche à comprendre comment l’environnement intervient dans les maladies respiratoires, de la bronchopneumopathie chronique obstructive à la mucoviscidose. Ses recherches portent notamment sur la pollution atmosphérique, l’amiante, les nanoparticules et certaines expositions professionnelles.
Dans la rue, les poumons sont exposés à un mélange changeant de particules et de substances chimiques. En laboratoire, il est beaucoup plus simple d’étudier séparément les particules fines, l’ozone ou un autre polluant. Ce découpage facilite les expériences, mais reproduit imparfaitement l’air réellement respiré.
À Créteil, l’équipe dispose déjà de PolluRisk, une plateforme développée avec le Laboratoire interuniversitaire des systèmes atmosphériques. Sa chambre de simulation permet de produire des atmosphères contrôlées et d’en observer les effets sur des cellules ou des modèles biologiques. Le chantier n’annonce donc ni nouvelle méthode ni résultat médical. L’installation prévue devrait surtout rapprocher l’équipe de cet outil et des autres équipements du BRB.
Le bâtiment rassemble 170 chercheurs et neuf plateaux technologiques, sur le même campus que la faculté de santé et l’hôpital Henri-Mondor. Cette proximité permet de relier les expériences sur les cellules, les modèles précliniques et les données issues des patients. Les spécialistes de l’atmosphère fabriquent l’exposition, les biologistes en mesurent les effets et les médecins les confrontent aux données cliniques.
L’opération est distincte de la future plateforme hospitalo-universitaire de biologie-pathologie, portée par l’AP-HP pour réorganiser les analyses médicales. Ici, l’UPEC complète son propre bâtiment de recherche. Les documents publics ne détaillent encore ni les équipements prévus ni le calendrier d’ouverture.
Avec ce marché, l’UPEC engage les travaux. L’équipe Lanone doit quitter la faculté pour rejoindre le BRB, dans le même bâtiment que la chambre où les chercheurs reconstituent l’air pollué pour en mesurer les effets sur les poumons.
Sources consultées
- BOAMPCréation de laboratoires de recherche dans le 3ème étage du Bâtiment de Recherche Biomédicale du Campus Henri Mondor à Créteil
- Université Paris-Est CréteilConseil d’administration du 17 avril 2026
- Faculté de Santé de l’UPECProcès-verbal du conseil de gestion du 27 juin 2024
- Faculté de Santé de l’UPECLe Bâtiment de Recherche Biomédicale de la Faculté de Santé
- Institut Mondor de recherche biomédicaleAgressions environnementales et cours des pathologies pulmonaires