
À Villeneuve-le-Roi, le SYAGE avait trois secteurs en vue pour étendre ou mettre en conformité le réseau d’assainissement. Après étude, seule la rue Ernest-Renan a présenté un rapport coût-bénéfice jugé satisfaisant. Les deux autres ne sont pas retenus à ce stade.
Cette sélection résume l’utilité du nouveau marché lancé par le syndicat. Les études doivent comparer les solutions, chiffrer leurs effets et écarter les travaux dont le bénéfice ne justifie pas le coût.
Le SYAGE ouvre deux accords-cadres d’études hydrauliques d’une valeur totale estimée à 4,3 millions d’euros hors taxes. Le premier, estimé à 1 million d’euros, concerne les eaux usées et pluviales dans les 18 communes où il exerce ces compétences. Huit se trouvent dans le Val-de-Marne, de Santeny et Villecresnes à Valenton, Villeneuve-le-Roi et Villeneuve-Saint-Georges.
Le second lot, estimé à 3,3 millions d’euros, porte sur les cours d’eau, l’évaluation des dommages provoqués par les crues et les études réglementaires des systèmes d’endiguement. Son périmètre couvre l’ensemble du territoire du SYAGE, soit 120 communes réparties entre le Val-de-Marne, l’Essonne et la Seine-et-Marne.
Les offres sont attendues avant le 24 août 2026, pour un début prévisionnel le 23 octobre. Le premier accord sera conclu pour un an, le second pour deux ans. Tous deux pourront être reconduits jusqu’à une durée totale de quatre ans. Leur montant réel dépendra des études commandées au fil des besoins.
Le marché renouvelle deux contrats attribués en novembre 2022, eux aussi conçus pour quatre années au maximum. Dans les 18 communes concernées par l’assainissement, le SYAGE gère environ 731 kilomètres de réseaux d’eaux usées et 613 kilomètres de réseaux pluviaux.
La pluie traverse plusieurs ouvrages avant de rejoindre un cours d’eau. Elle tombe sur une toiture ou une chaussée, rejoint un avaloir, passe par un réseau ou un bassin, puis gagne un ru, l’Yerres ou la Seine.
Les ingénieurs pourront notamment vérifier la capacité d’une canalisation, repérer de mauvais raccordements, comparer un bassin de stockage avec une infiltration locale ou mesurer les effets d’une crue. Le budget 2026 du SYAGE montre le type de choix qui en découle à Santeny: près du ru de Choigny, deux tracés sont étudiés pour éloigner des conduites du cours d’eau ou réorganiser le réseau par la rue François-Couperin.
Les 4,3 millions d’euros ne constituent donc pas un programme de travaux déjà décidé. Ils doivent servir à comparer, hiérarchiser et parfois renoncer. À Villeneuve-le-Roi, la rue Ernest-Renan est le seul des trois secteurs retenu pour poursuivre l’opération, tandis que l’allée Sauret-Châtellier et le chemin du Grand-Godet ne sont pas retenus à ce stade.