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Des moutons pour entretenir les hôpitaux psy du sud parisien

Le GHT Psy Sud Paris cherche une prestation d'éco-pâturage pour ses sites de Villejuif, Gentilly, Clamart et Antony.

Moutons dans un parc hospitalier

Le GHT Psy Sud Paris cherche une entreprise pour faire pâturer une partie des espaces verts de ses établissements. L’avis publié au BOAMP concerne les sites de Paul-Guiraud à Villejuif et Clamart, de la Fondation Vallée à Gentilly et de l’EPS Erasme à Antony.

L’image est légère, presque bucolique: des animaux dans l’herbe, là où l’on attend plutôt des bâtiments de soins, des parkings, des clôtures et des allées techniques. Elle dit pourtant quelque chose de très sérieux sur les grands sites publics. Un hôpital ne se résume pas à ses services médicaux. Il faut aussi y entretenir les pelouses, les talus, les abords, les circulations, tout ce qui fait tenir un lieu ouvert, habité, traversé par des patients, des familles et des équipes.

Le marché reste modeste dans les informations rendues publiques. L’avis ne donne ni montant ni surface concernée, ce qui empêche de mesurer l’ampleur réelle de la prestation. Mais son objet est clair: le groupement veut confier une partie de l’entretien à de l’éco-pâturage, c’est-à-dire à des animaux encadrés plutôt qu’à des passages répétés de tondeuses sur certains espaces.

Le choix parle d’abord d’exploitation quotidienne. Sur de grands fonciers hospitaliers, l’entretien des extérieurs n’est pas une finition. C’est une charge régulière, avec du bruit, du carburant, des déchets végétaux, des zones difficiles à atteindre et des contraintes de sécurité. L’éco-pâturage ne supprime pas ce travail. Il le transforme: clôtures mobiles, abreuvement, surveillance des animaux, calendrier des passages, protection des plantations et coordination avec la vie du site deviennent une part du service.

C’est là que ce petit marché devient plus révélateur qu’il n’en a l’air. Le GHT Psy Sud Paris dessert un territoire de près de 1,29 million d’habitants, avec 16 secteurs de psychiatrie générale et 4 secteurs de psychiatrie infanto-juvénile. Sa vocation est médicale, mais ses établissements sont aussi de grands morceaux de ville, installés dans des communes denses du Val-de-Marne et des Hauts-de-Seine. Leur gestion matérielle suit les mêmes mouvements que les collectivités: moins d’entretien mécanique quand c’est possible, plus de gestion différenciée, davantage d’attention portée aux sols et aux usages.

Le Val-de-Marne n’assiste donc pas à une révolution hospitalière avec quelques moutons. Il voit plutôt une administration de santé tester une manière plus sobre et plus fine d’entretenir ses abords. Si le marché trouve preneur, le changement se verra à hauteur d’herbe, sur les pelouses de Villejuif, de Gentilly, de Clamart et d’Antony.

Sources consultées
  1. BOAMPAvis n°26-66874 - Prestation d'éco pâturage au sein des trois établissements du GHT Psy Sud Paris
  2. GHT Psy Sud ParisGHT Psy Sud Paris Les instances
  3. ARS Île-de-FranceConvention constitutive du GHT Psy Sud Paris - projet médical partagé
  4. CeremaLa conception et la gestion écologique des espaces de nature en ville