À Maisons-Alfort, l’École nationale vétérinaire d’Alfort lance des travaux sur les installations CVC du bâtiment Camille-Guérin. L’avis de marché vise précisément des travaux de climatisation et de ventilation, avec un objectif simple : améliorer le confort thermique des occupants. La valeur estimée est de 221 000 euros hors taxes.
Le bâtiment concerné n’est pas un vestige à sauver. Achevé en 2015, Guérin regroupe les activités du Département des sciences biologiques et pharmaceutiques : salles de dissection et d’autopsie, laboratoire d’analyses médicales, salles d’enseignement pratique, bureaux des personnels et enseignants. Dans ce type de lieu, la ventilation et la température ne sont pas de simples questions de confort. Elles conditionnent la manière de travailler, d’enseigner et de faire fonctionner des pièces spécialisées quand les températures montent.
C’est ce qui donne du relief au marché malgré son format réduit. L’EnvA n’annonce pas ici une nouvelle aile, ni une grande réhabilitation patrimoniale comme celle engagée autour de Fragonard. Elle s’occupe de l’exploitation d’un bâtiment récent, déjà assez sollicité pour devoir être ajusté.
La procédure reste celle d’un chantier ciblé. Le marché n’est pas découpé en lots, l’école estimant que l’allotissement pourrait rendre l’exécution plus coûteuse. Les variantes ne sont pas autorisées. Une visite obligatoire du site est prévue pour les entreprises candidates. L’avis ne donne pas les gains énergétiques attendus, ni le calendrier précis d’exécution ; le détail technique figure dans le cahier des clauses techniques particulières du dossier de consultation.
Le choix est modeste, mais il dit bien la nature du problème. L’EnvA est un grand site public de centre-ville : 12 hectares à Maisons-Alfort, 850 étudiants, 140 encadrants pédagogiques, 350 personnels techniques et administratifs, des activités de soin, de recherche, de formation et de patrimoine. Sur un tel campus, la transition énergétique ne se résume pas à isoler les vieux murs. Elle passe aussi par la reprise d’équipements techniques dans des bâtiments récents, là où le confort d’été devient une question d’exploitation.
Ce marché arrive dans un parc tertiaire soumis à une pression nationale. Le dispositif Éco Énergie Tertiaire impose aux bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m², publics comme privés, de réduire leurs consommations d’énergie à l’horizon 2030, 2040 et 2050. En Île-de-France, le bâtiment tertiaire représente 29 % des consommations d’énergie régionales. Les équipements, leur pilotage et leur usage font donc partie du travail, pas seulement les façades et les toitures.
À Guérin, l’école ne règle pas tout son bilan énergétique avec 221 000 euros. Elle traite un point simple : sans climatisation et ventilation correctement réglées, le bâtiment devient plus difficile à occuper pour ceux qui y travaillent et y apprennent, au cœur du campus de Maisons-Alfort.
Sources consultées
- PLACE, Plateforme des achats de l’ÉtatDétail de la consultation T032026, Amélioration énergétique, travaux sur les installations CVC du bâtiment Guérin
- BOAMP, avis repris en HTML par France MarchésAvis de marché n° 26-63149 du 25 juin 2026
- École nationale vétérinaire d’AlfortLes bâtiments
- École nationale vétérinaire d’AlfortUne école, deux sites
- Ministère de la Transition écologiqueÉco Énergie Tertiaire
- DRIEAT Île-de-FranceLe dispositif Éco Énergie Tertiaire