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Moustique tigre : dans le Val-de-Marne, cherchez la soucoupe

Saint-Maur rappelle le retour du moustique tigre. Dans le Val-de-Marne, la prévention commence souvent sur un balcon, dans une cour ou une coupelle oubliée.

Illustration - soucoupe après la pluie

Après la pluie, le moustique tigre n’a pas besoin d’un étang. Une soucoupe sous un pot, un seau laissé dehors, une bâche qui garde un fond d’eau, un récupérateur mal fermé peuvent suffire.

Saint-Maur-des-Fossés a rappelé le 22 mai le retour du moustique tigre et les gestes à adopter pour limiter sa prolifération. Dans le Val-de-Marne, l’alerte parle moins de grands espaces naturels que de lieux très proches : balcons, jardins, cours d’immeubles, gouttières, caniveaux, terrasses, cimetières, petits recoins des résidences.

Le point le plus utile tient dans un chiffre : environ 150 mètres. La ville rappelle que le moustique tigre se déplace peu. Quand il pique dans une cour, un jardin ou sur un balcon, la source est souvent dans le voisinage immédiat. Pas forcément chez soi. Peut-être à l’étage du dessous, dans une gouttière commune, derrière un local poubelles, sur une terrasse inaccessible ou dans un coin de cour que personne ne regarde vraiment.

Le sujet a donc une portée très locale. Le Val-de-Marne mélange pavillons, grands ensembles, petites copropriétés, bords de Marne, écoles, équipements sportifs et espaces verts très proches les uns des autres. Le moustique tigre exploite cette ville ordinaire : un vase au cimetière, un jouet oublié dans une cour, une jardinière mal vidée, un regard où l’eau reste.

Les gestes efficaces sont simples, mais ils demandent de la régularité. Vider les coupelles. Ranger les seaux, arrosoirs et jouets à l’abri. Couvrir les récupérateurs d’eau avec un tissu ou une moustiquaire. Nettoyer les gouttières. Éviter les eaux stagnantes après l’arrosage. Traiter ou bâcher les piscines.

Dans une copropriété ou une résidence, l’affaire se joue autrement. Il ne suffit pas que chaque habitant fasse bien chez lui. Il faut aussi inspecter les parties communes : cour, toitures, terrasses, caves, locaux techniques, avaloirs, jardinières collectives. Une gouttière bouchée peut fabriquer une nuisance pour tout un palier.

La saison est longue. L’ARS Île-de-France a lancé le 1er mai sa surveillance renforcée, jusqu’au 30 novembre. Elle rappelle que le moustique tigre est désormais présent et actif dans tous les départements franciliens. Il peut transmettre, dans certaines conditions, la dengue, le chikungunya ou Zika. Au quotidien, l’enjeu reste d’abord d’éviter qu’il s’installe au pied de l’immeuble.

Une limite mérite d’être claire : signaler n’est pas demander une démoustication. Le portail national permet d’aider à suivre la présence de l’espèce, avec une photo ou un spécimen. Les opérations de démoustication, elles, sont ciblées par l’ARS lorsqu’un risque sanitaire est identifié, notamment autour d’un cas confirmé. Ce n’est pas le bouton d’appel pour chaque cour devenue invivable.

Le réflexe le plus utile reste donc très concret. Après une pluie, faire le tour du balcon, de la cour ou des parties communes. Chercher les petits réservoirs. Vider ce qui peut l’être. Couvrir le reste. Dans le Val-de-Marne, la saison du moustique tigre commence parfois comme ça : cinq minutes dehors, et une soucoupe en moins.

Sources consultées
  1. Ville de Saint-Maur-des-FossésLe retour des moustiques tigres : agissons pour éviter sa prolifération !
  2. ARS Île-de-FranceLutte antivectorielle : l’ARS Île-de-France lance sa campagne de surveillance renforcée à partir du 1er mai 2026
  3. ARS Île-de-FranceFoire aux questions | Lutte contre la prolifération du moustique tigre : la démoustication
  4. ANSESLe moustique tigre
  5. Portail national Signalement moustique tigrePortail de signalement du moustique tigre