À partir du 8 juin, un habitant pourra embarquer à Joinville-le-Pont, Nogent, Bry ou Le Perreux pour rejoindre un autre arrêt de Marne sans reprendre la voiture. Le Marne Bois Bateau-Bus reprend pour une troisième saison, jusqu’à mi-octobre, entre Joinville-le-Pont et Neuilly-Plaisance.
La promesse est simple: faire de la Marne autre chose qu’un décor de promenade. Le trajet dessert plusieurs points du fleuve, dont Joinville RER en semaine, Joinville-Polangis, le port de Nogent, Bry-sur-Marne, Le Perreux-sur-Marne et Neuilly-Plaisance. Le week-end et les jours fériés, l’arrêt Joinville Port et Plage remplace Joinville RER.
Le prix donne au service une vraie chance d’être essayé autrement qu’en balade. Les détenteurs d’un forfait francilien valide, comme Navigo ou Imagine R, peuvent embarquer sans surcoût. Les autres paient 2 euros le trajet, ou 5 euros la journée. Il n’y a pas de réservation obligatoire: on se présente à l’arrêt, on embarque s’il reste de la place.
La promesse doit aussi rester à sa taille. Le bateau-bus n’est pas un RER sur l’eau. Les places ne sont pas garanties, la météo peut modifier le service et tous les arrêts ne sont pas desservis à chaque passage. La fréquence annoncée, toutes les 20 minutes en semaine, donne une vraie souplesse, mais l’usager devra quand même lire l’horaire avant de miser dessus.
Le service n’est plus seulement présenté comme une expérimentation locale. Île-de-France Mobilités a validé en février 2026 une convention permettant à Paris Est Marne & Bois d’organiser cette desserte fluviale locale. Le financement reste porté par le territoire, avec une participation annoncée de 200 000 euros de la Métropole du Grand Paris.
La question de la saison sera donc très concrète: les passagers utiliseront-ils le bateau pour autre chose qu’une balade ? Pour rejoindre une gare, changer de rive, éviter un crochet ou prolonger une sortie sans reprendre la voiture, l’idée a du sens. Pour les trajets pressés, il faudra garder un œil sur l’horaire et sur les places disponibles. La Marne peut redevenir un chemin, mais pas encore une ligne sur laquelle on court en retard avec son café à la main.