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Festival de films, école bilingue : deux procédures à ne pas confondre

À Créteil, un festival est placé en redressement judiciaire. À Saint-Maur, la liquidation d’une école bilingue est clôturée.

Festival et école sous avis officiel

À Créteil, c’est un festival connu depuis des décennies. À Saint-Maur-des-Fossés, une école bilingue privée. Le même jour, le BODACC les range sous le même intitulé, « procédures collectives ». Il serait pourtant trompeur d’y lire la même histoire.

Pour le Festival international de films de femmes, installé à la Maison des arts de Créteil, l’annonce publiée le 28 mai signale l’ouverture d’un redressement judiciaire, après un jugement du 18 mai. Une administratrice judiciaire et un mandataire judiciaire sont désignés. Point important : un redressement judiciaire ne signifie pas, à lui seul, l’arrêt de l’activité. Il ouvre une période encadrée par le tribunal, pour examiner la poursuite possible, la réorganisation ou un plan.

La fragilité du festival était déjà publique. En 2025, le Département du Val-de-Marne avait déjà jugé non recevable en l’état une demande de subvention du festival, en évoquant des incertitudes sur sa viabilité financière, ses ressources humaines et une procédure d’alerte du commissaire aux comptes. Le passage par le tribunal donne donc un cadre judiciaire à une tension déjà visible autour d’un acteur culturel historique.

À Saint-Maur, l’annonce ne dit pas la même chose. Bilingual Primary School avait été placée en redressement judiciaire en janvier 2025, puis en liquidation judiciaire en avril 2025. La publication du 28 mai 2026 acte la clôture de cette liquidation pour insuffisance d’actif. Autrement dit, ce n’est pas une nouvelle alerte sur l’avenir de l’école, mais la fin judiciaire d’un dossier déjà engagé.

Le rapprochement des deux cas vaut surtout par le contraste. À Créteil, une procédure commence et laisse encore des questions ouvertes. À Saint-Maur, la procédure se referme. Entre les deux, le BODACC montre aussi que les difficultés financières ne touchent pas seulement des commerces ou des sociétés classiques : elles peuvent concerner des structures que les habitants connaissent par un écran de cinéma, une salle municipale ou une inscription scolaire.

À Créteil, il faudra regarder la suite du redressement. À Saint-Maur, l’annonce met un point final judiciaire. Même rubrique, même département, même date : pas le même film.