À Maisons-Alfort, le budget 2026 se verra d’abord dans une cour d’école.
À Paul-Bert, la Ville prévoit 220 000 euros pour refaire la cour en enrobé clair et la végétaliser. Aux Juilliottes, elle inscrit 850 000 euros pour créer un pôle Petite Enfance regroupant notamment halte-garderie, relais petite enfance, crèche familiale et coordination Petite Enfance. Rue Delalain, 300 000 euros doivent financer la réfection de la chaussée et des trottoirs, avec un double-sens cyclable et une limitation à 30 km/h.
C’est la partie la plus lisible du budget primitif 2026, voté le 10 mars : 95,6 millions d’euros au total, dont 11,6 millions en investissement, sans hausse des taux communaux. Ceux-ci restent fixés à 28,62 % pour la taxe foncière bâtie, 23,18 % pour la taxe foncière non bâtie et 22,97 % pour la taxe d’habitation sur les résidences secondaires.
La promesse est simple, mais elle mérite d’être lue correctement. Des taux stables ne garantissent pas une facture identique : les bases locatives cadastrales sont revalorisées nationalement, et l’Association des maires de France estime cette hausse à 0,8 % en 2026. Localement, l’enjeu n’est donc pas seulement de savoir si les taux bougent. Il est de voir ce que la Ville finance pendant qu’elle les maintient.
Sur ce point, le budget parle surtout d’équipements du quotidien. Plus de 2,1 millions d’euros sont annoncés dans les écoles : sanitaires, sols, peintures, réseau d’eau, cours, confort thermique. Au parc du Vert-de-Maisons, 50 000 euros sont prévus pour du mobilier et de nouveaux massifs.
Cela ne règle pas tous les sujets scolaires. Les travaux améliorent les bâtiments, pas les effectifs, déjà au cœur des inquiétudes avant la rentrée dans notre article sur les cinq classes dans la balance à Maisons-Alfort.
Le point à suivre sera donc très concret. Pas seulement la promesse de taux inchangés, mais ce qui apparaîtra vraiment dans les cours d’école, les rues, les crèches et les parcs. Un budget municipal finit toujours par se juger à hauteur de trottoir.