
À Wy-dit-Joli-Village, la Maison Germaine doit être restaurée en profondeur. Inhabitée depuis 2018, cette bâtisse du XVIIIe siècle du musée de l’Outil présente des fissures, des maçonneries très humides et des planchers affaissés. Derrière sa façade couverte de vigne, des étais soutiennent aujourd’hui certains plafonds. Sa sélection par la Mission Patrimoine 2026 doit contribuer à sa restauration, dont le chantier est annoncé pour la fin de l’été 2027.
Une fois restaurée, la maison doit accueillir autour d’un four à pain du XVIIIe siècle des activités de médiation consacrées aux gestes et aux savoir-faire. Le premier étage est destiné à une pépinière d’artisans et d’artisans d’art, les combles à un espace de travail partagé.
Pour le musée de l’Outil, ce retour du travail manuel sur place a une certaine logique. Claude et Françoise Pigeard ont constitué le lieu à partir de leur passion pour les métiers et leurs outils. Ils y ont installé une forge et ouvert le musée au public en 1977. Sabotiers, tonneliers, bourreliers ou maréchaux-ferrants y sont depuis racontés par les objets qu’ils maniaient. Le Département du Val-d’Oise, désormais propriétaire du site, veut ainsi faire cohabiter cette mémoire des métiers avec des artisans en activité.
La Maison Germaine conserve elle-même quelques traces de cette histoire longue. L’ancien presbytère porte notamment un cadran solaire marqué « L’AN II », qui renvoie à 1793-1794. Après restauration, la maison doit ajouter à cette histoire des usages contemporains : exposer, transmettre et travailler.
Aucun artisan n’y est installé aujourd’hui et les travaux de la Maison Germaine ne doivent commencer qu’à la fin de l’été 2027. L’ancienne forge de Claude Pigeard doit en revanche entrer en chantier dès cet automne pour accueillir une boutique, un café et un nouvel espace d’exposition.