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Cergy-Pontoise : Toei dément avoir licencié un parc Dragon Ball en France

La Région a annoncé un parc Dragon Ball à Courdimanche. Toei dit n’avoir accordé aucune licence en France, alors que des éléments du projet restent à définir.

Illustration - Parc à thème inspiré de Dragon Ball

Le parc Dragon Ball annoncé à Courdimanche n’a, à ce stade, reçu aucune licence des ayants droit de la franchise. Le 31 août, Toei Animation a affirmé que ni l’entreprise japonaise ni les autres ayants droit concernés n’avaient accordé de licence pour un parc Dragon Ball en France. Les images utilisées pour illustrer le projet français provenaient, elles, du parc prévu par Qiddiya en Arabie saoudite.

Le démenti ne remet pas en cause le projet de Qiddiya à Cergy-Pontoise. Il révèle en revanche à quel point son contenu reste à définir.

Dans leur déclaration commune du 25 août, la France et l’Arabie saoudite évoquaient un complexe de loisirs comprenant plusieurs parcs, des hôtels, de la culture et du sport, avec jusqu’à trois grandes attractions phares. L’investissement envisagé atteint environ 6 milliards d’euros sur l’ensemble du développement. Dragon Ball n’était pas cité.

Qiddiya est encore plus explicite sur l’état d’avancement. Le groupe présente le protocole signé avec le gouvernement français comme le début d’un travail commun pour définir le périmètre du projet, son modèle de développement et son cadre contractuel.

Entre cette formulation et les annonces françaises suivantes, la présentation publique du projet est pourtant devenue beaucoup plus précise. Le Département du Val-d’Oise a parlé dès le 25 août de trois parcs consacrés à « l’univers des mangas ». Le 31 août, la Région Île-de-France annonçait directement un parc dédié à Dragon Ball à Courdimanche, sur l’ancien site de Mirapolis. Elle avançait jusqu’à 22 000 emplois directs, sous réserve des caractéristiques définitives des projets, et une fréquentation cumulée pouvant atteindre 7 millions de visiteurs par an.

Ces chiffres dépendent précisément de ce qui finira par être construit. Le Département a déjà associé l’arrivée des parcs à un besoin d’accélérer les transports et les infrastructures, du RER aux bus et aux routes. Or la fréquentation, les accès nécessaires et l’aménagement du site ne peuvent être complètement stabilisés tant que le programme lui-même ne l’est pas.

À Qiddiya City, en Arabie saoudite, Qiddiya et Toei ont annoncé ensemble dès 2024 un partenariat de long terme pour un parc Dragon Ball de plus de 500 000 m², avec plus de 30 attractions et un Shenron de 70 mètres. Pour la France, aucun accord comparable n’a été annoncé par les ayants droit.

Notre précédent décryptage montrait déjà que le foncier et les transports restaient à régler autour du complexe. Il faut désormais remonter d’une étape : avant les voies d’accès et les millions de visiteurs, Qiddiya doit encore arrêter ce que seront ses parcs et sécuriser les droits nécessaires. À Courdimanche, Dragon Ball a été annoncé. Sa licence, elle, n’a pas été accordée.

Sources consultées
  1. Toei Animationフランスにおける『ドラゴンボール』テーマパーク建設報道に関する当社の見解
  2. Présidence de la RépubliqueDéclaration commune de la France et de l’Arabie saoudite du 25 août 2026
  3. Qiddiya Investment CompanyQIC Signs MoU with French Government to Explore the Development of an Entertainment Destination in France
  4. Région Île-de-FranceLa Région Île-de-France accueillera trois nouveaux parcs à thème, dont un parc Dragon Ball
  5. Conseil départemental du Val-d’OiseTrois parcs à thème vont voir le jour dans le Val d'Oise