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À Sarcelles, cinquante ans après les premières installations, le soureth s’enseigne toujours

Une exposition photo retracera du 15 au 25 septembre cinquante ans de présence assyro-chaldéenne à Sarcelles, où le soureth continue d’être enseigné.

Illustration - cours de soureth à Sarcelles

Du 15 au 25 septembre, Sarcelles consacrera une exposition photographique à cinquante ans de présence assyro-chaldéenne dans la ville. Elle sera présentée gratuitement au Centre culturel Simone Veil. Pendant que les images regarderont vers les premières installations, l’Association des Assyro-Chaldéens en France prépare, rue de la Marlière, la rentrée 2026-2027 de ses cours de soureth. Enfants et adultes peuvent y apprendre cette forme contemporaine de l’araméen, avec quatre niveaux pour les plus jeunes et deux pour les adultes.

L’installation s’est faite par étapes à partir de la seconde moitié des années 1970, puis s’est amplifiée dans les années 1980 avec l’arrivée de familles venues notamment du sud-est de la Turquie. L’Inalco compte encore Sarcelles parmi les communes du Val-d’Oise où se concentre une part importante des locuteurs franciliens du soureth.

En cinquante ans, cette présence s’est aussi inscrite dans les bâtiments. L’église chaldéenne Saint-Thomas-Apôtre a été consacrée à Sarcelles en 2004 et entièrement financée par la communauté. Ses 750 places ont fini par ne plus suffire : lors de certaines messes dominicales, environ 300 fidèles restaient debout, selon le curé cité à l’époque par les Chantiers du Cardinal. Une seconde église chaldéenne, Saint-Jean-Apôtre, a donc été construite à Arnouville et inaugurée en 2016.

La transmission se joue aujourd’hui à une autre échelle. À l’AACF, chaque classe de soureth est limitée à quinze élèves. Les cours pour enfants occupent les mercredis et samedis ; ceux pour adultes ont lieu le lundi soir. Les inscriptions aux cours de soureth 2026-2027 sont ouvertes. À Sarcelles, des enfants continuent ainsi d’apprendre à lire et à parler cette langue.

L’association cherche en parallèle à acheter les locaux qu’elle occupe au 21 rue de la Marlière. Elle a fixé à 400 000 euros le montant restant à réunir pour acquérir les murs et y pérenniser ses activités éducatives, sociales et culturelles. En septembre, les photographies seront au Centre Simone Veil ; rue de la Marlière, les cahiers de soureth seront déjà prêts pour la rentrée.

Sources consultées
  1. Ville de Sarcelles50e anniversaire de l’arrivée des Assyro-Chaldéens à Sarcelles
  2. Association des Assyro-Chaldéens en FranceCours de Soureth de l’A.A.C.F.
  3. InalcoLe soureth en France
  4. Chantiers du CardinalConstruction de l’église Saint-Jean-Apôtre à Arnouville
  5. Association des Assyro-Chaldéens en FranceLevée de fonds pour l’achat de notre centre socioculturel