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À Pierrelaye et Cormeilles, les piscines s’attaquent à leur double facture d’eau et de chaleur

Fermées jusqu’au 30 septembre, les piscines de Pierrelaye et Cormeilles changent de filtration. À Cormeilles, la géothermie doit aussi réduire la consommation d’énergie.

Illustration - Piscine et installation géothermique

Depuis le 17 août, les Nymphéas du Parisis à Pierrelaye et les Océanides du Parisis à Cormeilles-en-Parisis sont fermées jusqu’au 30 septembre. Les deux piscines changent leur système de filtration ; les Océanides sont en plus équipées d’une géothermie sur nappe. Deux opérations qui s’attaquent au même problème : dans une piscine, l’eau consommée coûte aussi de l’énergie puisqu’il faut la chauffer.

Les filtres à sable des deux établissements sont remplacés par des filtres céramiques, dont le maillage plus fin doit réduire les volumes d’eau nécessaires au lavage des filtres et au renouvellement de l’eau. Val Parisis estime l’économie à près de 1 100 m³ par an, soit environ 20 % de la consommation annuelle d’une piscine. C’est aussi moins d’eau à remettre en température.

L’investissement donne une idée de ce que coûte cette machinerie invisible. Le budget 2026 de Val Parisis prévoit 470 000 € pour l’isolation et la rénovation énergétique de la piscine de Pierrelaye, et 350 000 € pour celle de Cormeilles. Au total, 2,086 millions d’euros sont inscrits cette année pour les centres aquatiques de l’agglomération. Ces enveloppes comprennent plusieurs travaux : le coût propre des nouveaux filtres et de la géothermie n’est pas détaillé publiquement.

Aux Océanides, les travaux vont plus loin. Deux forages de 55 mètres doivent permettre de prélever de la chaleur dans la nappe souterraine et de l’utiliser grâce à une pompe à chaleur. Un forage test a été réalisé en mai pour vérifier le débit disponible. Le second forage et les équipements hydrauliques sont installés pendant l’été, avant une phase de réglage qui doit se poursuivre jusqu’en décembre.

Val Parisis vise jusqu’à 65 % d’économie d’énergie sur le site, une baisse de 25 % des émissions de gaz à effet de serre et une part de 60 % d’énergie renouvelable. Ces chiffres sont des objectifs, pas encore des résultats. Ils ciblent cependant un poste particulièrement important : selon le Cerema, une piscine consomme en moyenne plus de 3 000 kWh par mètre carré de plan d’eau, cinq à dix fois davantage qu’un bâtiment tertiaire classique.

Pendant la fermeture des Océanides, leurs abonnés peuvent se rendre aux Grands Bains du Parisis à Herblay-sur-Seine sans changer d’abonnement ni de conditions tarifaires.

À Pierrelaye, la nouvelle filtration doit réduire les volumes d’eau consommés et l’énergie nécessaire pour les chauffer. À Cormeilles, la même économie d’eau s’accompagne d’un changement de source de chaleur. Les deux bassins doivent rouvrir après le 30 septembre ; aux Océanides, il faudra attendre les réglages de l’automne puis les consommations du premier hiver pour mesurer ce que la géothermie aura réellement changé.

Sources consultées
  1. Communauté d’agglomération Val ParisisVal Parisis investit pour des piscines plus durables et plus performantes
  2. Communauté d’agglomération Val ParisisRapport d’orientations budgétaires 2026
  3. Ville de Cormeilles-en-ParisisCentre aquatique Les Océanides du Parisis
  4. CeremaComment réduire les consommations d’énergie et d’eau des piscines publiques ?