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À Montreuil, la maison de naissance Aoua Keita vise novembre

À Montreuil, Aoua Keita vise novembre 2026 : deux salles de naissance au CHI André-Grégoire, avec accès direct à une maternité de niveau III.

Illustration - maison de naissance à Montreuil

La maison de naissance Aoua Keita vise désormais une ouverture en novembre 2026 au CHI André-Grégoire, à Montreuil. Son équipe indique que les travaux sont presque achevés et une offre publiée par l’Ordre des sages-femmes prévoit une prise de poste le 1er novembre. Le calendrier a toutefois déjà glissé, de l’été à septembre puis novembre : ce dernier mois reste à ce stade l’objectif affiché par le projet.

Sur 222,6 m², Aoua Keita comptera deux salles de naissance, trois salles de consultation et une salle de préparation à la naissance. Les travaux d’aménagement sont financés par une enveloppe de 600 000 euros. La structure, présentée comme la première maison de naissance de Seine-Saint-Denis, sera gérée par une association de sages-femmes indépendante de l’hôpital.

Cette indépendance s’arrête là où commence la sécurité obstétricale : Aoua Keita est installée au sein d’André-Grégoire, avec un accès direct à son bloc obstétrical. C’est le principe même des maisons de naissance françaises. Elles accueillent des grossesses à bas risque suivies par des sages-femmes et n’ont pas vocation à traiter les urgences obstétricales. La loi leur impose donc d’être contiguës à une maternité et d’organiser avec elle le transfert rapide de la mère ou du nouveau-né si la situation l’exige.

À Montreuil, cette proximité prend un relief particulier. André-Grégoire dispose d’une maternité de niveau III, qui accueille notamment les grossesses à haut risque et possède des soins intensifs de néonatalogie. Au même endroit cohabiteront ainsi une structure destinée aux naissances physiologiques avec peu d’intervention médicale et un plateau hospitalier capable de prendre en charge les situations les plus complexes.

Le dispositif ne change pas seulement le lieu de l’accouchement. L’équipe prévoit un suivi continu pendant la grossesse, l’accouchement et le post-partum par un binôme ou un trinôme de sages-femmes. Lors de chaque naissance, la réglementation impose aussi la présence d’une deuxième sage-femme dans les locaux, notamment pour pouvoir gérer un éventuel transfert.

Le projet prévoit aussi de réduire le reste à charge pour les familles. L’ARS Île-de-France finance un dispositif qui doit permettre à 30 % des personnes suivies de n’en supporter aucun. L’offre de recrutement publiée en juillet confirme que ce mécanisme fait toujours partie du modèle prévu.

La maison de naissance n’ajoutera pas l’équivalent d’une nouvelle maternité à l’offre du département. Avec deux salles et uniquement des grossesses à bas risque, sa fonction est différente : elle ajoute un choix d’accompagnement à un système périnatal où les besoins vont de la naissance physiologique aux prises en charge les plus lourdes.

Toute maison de naissance doit disposer d’une autorisation du directeur général de l’ARS, mais la décision concernant Aoua Keita n’a pas été retrouvée dans les publications accessibles consultées. Novembre reste donc aujourd’hui une échéance de projet plutôt qu’une date administrative définitivement acquise.

À André-Grégoire, les deux salles d’Aoua Keita seront ainsi autonomes pour les grossesses qui peuvent l’être, mais directement reliées à l’hôpital dès qu’elles ne le peuvent plus.

Sources consultées
  1. Maison de naissance Aoua KeitaLa future Maison de naissance Aoua Keita
  2. Conseil national de l’Ordre des sages-femmesSage-femme d’accompagnement global en maison de naissance
  3. GHT Grand Paris Nord-EstMaison de naissance Aoua Keita : un projet au service du territoire et complémentaire de la maternité
  4. LégifranceCode de la santé publique, dispositions relatives aux maisons de naissance