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À Gournay, la démarche pour ouvrir un site de baignade remonte à 2017

Après la noyade du 13 août, Gournay a fermé l’ancienne Plage. La commune avait engagé dès 2017 une démarche pour ouvrir un site de baignade dans la Marne.

Illustration - La Plage au bord de Marne

Un homme de 26 ans est mort le 13 août après s’être baigné dans la Marne à Gournay. Le lendemain, la Ville a rappelé que la baignade y reste strictement interdite et fermé jusqu’à nouvel ordre le site de l’ancienne Plage. Le drame survient dans une commune qui avait engagé dès 2017 une démarche pour ouvrir un site de baignade.

En décembre 2017, le conseil municipal avait approuvé à l’unanimité la candidature de Gournay à l’ouverture d’un site de baignade dans la Marne et le lancement des procédures nécessaires. Les études citées dans la délibération jugeaient alors la qualité de l’eau du secteur proche des seuils réglementaires. La démarche précède donc largement la noyade de cet été.

Depuis, une partie du travail s’est faite loin des serviettes et des pontons. En 2024, l’Agence de l’eau Seine-Normandie a accordé 121 822 euros à Grand Paris Grand Est pour une opération avenue Foch à Gournay, rattachée au volet « Baignade » et inscrite au programme de collecte et de transport des eaux usées. Avant d’ouvrir une baignade, il faut aussi empêcher que les réseaux dégradent l’eau.

Le bord de Marne, lui, a déjà changé de visage. L’ancienne Plage, jadis surnommée le « Petit Deauville », a fermé en 2012 puis perdu progressivement ses bâtiments. Sa renaturation a coûté 138 000 euros, dont 78 900 euros de subventions et 59 100 euros supportés par la Ville. Fitness, pétanque et jeux pour enfants occupent désormais ce morceau de rive. Le site se trouve cependant en zone rouge inondable, et une partie appartient à Voies navigables de France.

Après la noyade, Nicolas Serero a déclaré au Parisien vouloir accélérer la création d’une zone de baignade sécurisée. La Ville n’a pas publié de calendrier, de budget ni d’implantation précise pour ce site. À l’échelle de la Seine-Saint-Denis, les mises en conformité de branchements et les études de séparation des réseaux doivent encore se poursuivre jusqu’en 2030. Grand Paris Grand Est mène pour cela son plan « Marne Propre », avec création de réseaux, contrôles et correction des mauvais branchements.

À quelques kilomètres, Neuilly-sur-Marne montre déjà ce qu’il faut pour nager dans la Marne : une eau contrôlée, mais aussi un site délimité, surveillé et capable d’être fermé lorsque les conditions l’exigent. À Gournay, les réseaux avancent et la rive a été rendue aux habitants. Il manque encore le site autorisé et surveillé.

Lorsque l’ancienne Plage rouvrira au public, ses jeux, ses agrès et son terrain de pétanque pourront de nouveau attirer les promeneurs au bord de l’eau. La rive sera accessible, mais la Marne restera interdite à la baignade tant qu’un site autorisé et surveillé n’aura pas ouvert.

Sources consultées
  1. Ville de Gournay-sur-MarneALERTE – BAIGNADE INTERDITE DANS LA MARNE
  2. Ville de Gournay-sur-MarneProcès-verbal du conseil municipal du 14 décembre 2017
  3. Agence de l’eau Seine-NormandieBilan des aides signées au 21 novembre 2024
  4. Ville de Gournay-sur-MarneTravaux – Renaturation de La Plage
  5. Préfecture de la région Île-de-FranceLe Plan Baignade poursuit sa dynamique : bilan 2025 et préparation de l’été 2026
  6. Le ParisienGournay-sur-Marne : après la noyade d’un jeune de 26 ans, le maire veut accélérer le projet de site de baignade surveillée