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Botulisme au lac des Mares-Dimanche : pourquoi les oiseaux morts sont ramassés sans attendre

Le botulisme aviaire est confirmé au lac des Mares-Dimanche. Retirer rapidement les oiseaux morts permet d’éviter que le foyer ne se prolonge.

Le botulisme aviaire est désormais confirmé au lac des Mares-Dimanche, à Noisy-le-Grand. Des analyses réalisées par l’Institut Pasteur sur des prélèvements d’oiseaux morts ont confirmé le diagnostic. La Ville poursuit le ramassage des cadavres et a installé une signalétique de prévention aux abords du lac.

Selon Le Parisien, une trentaine d’oiseaux, principalement des canards et des bernaches, ont été retrouvés morts en environ un mois. Les premières alertes remontent à juillet, lorsque la Ville avait signalé plusieurs oiseaux morts après une mortalité de poissons observée fin juin. Le botulisme est confirmé chez les oiseaux analysés, mais aucune cause commune avec la mortalité des poissons n’a été établie.

Ramasser les cadavres n’est pas un simple nettoyage. L’Anses explique que les asticots qui se développent sur un oiseau mort peuvent concentrer de grandes quantités de toxine botulique. D’autres oiseaux les mangent, s’intoxiquent à leur tour et meurent. Un foyer peut ainsi s’alimenter lui-même tant que les cadavres restent accessibles.

C’est pourquoi l’agence sanitaire recommande leur élimination rapide dans la faune sauvage. Pour les agents chargés de les manipuler, elle préconise des protections adaptées. Pour le public, la consigne donnée par la Ville depuis les premières mortalités reste de ne pas toucher les animaux trouvés morts.

L’épisode n’équivaut pas à une alerte de botulisme humain. L’Anses indique que les toxines rencontrées chez les animaux sont généralement différentes de celles impliquées chez l’être humain et qu’aucun cas de transmission directe d’un animal à une personne n’est connu à ce jour. L’objectif immédiat est de rompre le cycle qui entretient les intoxications chez les oiseaux.

Ces épisodes apparaissent surtout en été. Chaleur, baisse du niveau de l’eau et diminution de l’oxygène peuvent favoriser le développement des bactéries responsables. L’Anses recense en moyenne une vingtaine de foyers confirmés chaque année dans l’avifaune sauvage en France, avec des déclencheurs précis qui restent souvent difficiles à identifier.

On ne sait pas encore ce qui a déclenché l’épisode aux Mares-Dimanche. Sur place, il faut donc repérer les nouvelles mortalités, retirer rapidement les oiseaux et informer les personnes qui fréquentent les berges. Dans ce lac urbain très utilisé, ramasser un canard mort avant qu’il ne devienne à son tour une source d’intoxication est actuellement le principal moyen de casser la chaîne.

Sources consultées
  1. Ville de Noisy-le-GrandAnimaux morts au lac des Mares-Dimanche : botulisme aviaire confirmé
  2. AnsesLe botulisme chez les animaux, une maladie peu fréquente aux conséquences graves
  3. Le ParisienLe botulisme aviaire identifié à Noisy-le-Grand après la mort d’une trentaine d’oiseaux au lac des Mares-Dimanche