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À Aubervilliers, la Cité de l’Enfance à 49 millions qui doit ouvrir avant les démolitions

La future Cité de l’Enfance réunira 24 classes, une crèche de 40 places et des équipements sportifs. Son ouverture en 2030 doit permettre de poursuivre les démolitions d’Émile-Dubois.

Projet d’école dans un quartier en chantier

Avant de pouvoir démolir et reconstruire une partie du quartier Émile-Dubois, Aubervilliers doit d’abord bâtir les équipements qui accueilleront durablement les enfants. La Ville vient de lancer le concours d’architecture d’une Cité de l’Enfance estimée à 48,85 millions d’euros, appelée à recevoir ses premiers élèves à la rentrée 2030.

Le bâtiment sera construit sur une parcelle de 9 927 m² allée Charles-Grosperrin. Il réunira 24 classes, dont onze maternelles et treize élémentaires, un centre de loisirs, une crèche de 40 places, des services destinés aux jeunes enfants et à leurs parents, ainsi qu’une halle sportive. Cinq équipes doivent être sélectionnées pour le concours, dont les candidatures sont attendues avant le 2 septembre 2026.

L’enveloppe destinée aux travaux atteint 30,8 millions d’euros hors taxes. Le coût total prévisionnel comprend aussi la conception, les études, les assurances, les aléas et les révisions de prix. Le chantier doit commencer en octobre 2028. L’école et le pôle petite enfance seraient achevés en juillet 2030, avant la fin des équipements sportifs prévue au printemps 2031.

Ce calendrier ne dépend pas seulement du temps nécessaire pour construire une grande école. La Cité de l’Enfance commande la suite du renouvellement urbain d’Émile-Dubois, un secteur de 35 hectares où doivent être démolis des immeubles, réorganisées des rues et remplacés plusieurs équipements publics.

L’école maternelle Angela-Davis doit notamment disparaître, comme l’ensemble surnommé la « cité des 800 », qui comprend les écoles Joliot-Curie, Langevin et Perrin ainsi qu’un centre de loisirs. Le projet prévoit deux nouveaux groupes scolaires de 24 classes, l’un au nord et l’autre au sud du quartier. Chaque établissement doit être construit avant la démolition des écoles qu’il remplace afin d’assurer la continuité scolaire.

Une fois l’équipement nord ouvert, les locaux de l’école Angela-Davis pourront être libérés en vue de leur démolition, puis des logements situés autour de l’allée Charles-Grosperrin pourront à leur tour disparaître. La construction du groupe scolaire sud pourra ensuite avancer avant la démolition du complexe Perrin-Langevin.

Les 48,85 millions d’euros financent donc un équipement dont le rôle dépasse ses murs. Sa mise en service conditionne l’ordre des opérations dans un quartier habité, où l’on ne peut libérer un terrain ou abattre une école avant d’avoir créé une solution pour les enfants qui l’utilisent. Ce phasage impose plusieurs étapes successives et rend le respect du calendrier scolaire déterminant.

Le programme a déjà glissé de quelques mois. Une présentation publique d’avril 2025 annonçait une ouverture à la fin de 2029 ; la délibération adoptée en juin 2026 vise désormais la rentrée de septembre 2030. Le calendrier du second groupe scolaire reste, lui, à définir.

Le premier rendez-vous est désormais architectural. Après le choix du maître d’œuvre en 2027, les études et les marchés de travaux devront préserver la date qui organise toute la suite : l’arrivée des élèves allée Charles-Grosperrin à la rentrée 2030.

Sources consultées
  1. Ville d’AubervilliersDélibération n°133 du 25 juin 2026, construction de la Cité de l’Enfance
  2. BOAMPAvis n°26-69878, maîtrise d’œuvre pour la Cité de l’Enfance
  3. Plaine CommuneRéunion publique sur le renouvellement urbain du quartier Émile-Dubois
  4. Office public de l’habitat d’AubervilliersRéunion publique NPNRU Émile-Dubois–Maladrerie, avril 2025