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À Tremblay, le futur plan de circulation devra choisir rue par rue

La Ville engage une étude pour préparer son plan de circulation, entre quartiers résidentiels, RER B, vélo, zones d’activités et future ligne 17.

Plan de circulation à Tremblay

Tremblay-en-France engage une étude pour élaborer un plan de circulation. L’avis de marché repéré au BOAMP ne donne pas, dans les informations accessibles, le coût, la durée ni le cahier des charges détaillé de la mission. Mais son objet suffit à ouvrir un sujet très local : comment organiser les flux dans une commune où les rues ne portent pas toutes la même ville.

Tremblay compte environ 38 300 habitants et une géographie peu banale en Seine-Saint-Denis. Le Vert-Galant vit avec le RER B et ses accès vers Paris. Le Vieux-Pays garde une forme plus ancienne et plus espacée. Au nord, les zones économiques regardent vers Roissy, le Parc des expositions et les grands axes. Entre ces morceaux, la circulation n’est pas seulement une affaire de vitesse automobile. Elle décide qui traverse, qui stationne, où passent les bus, où l’on peut marcher sans raser les murs et où le vélo devient un trajet possible plutôt qu’une intention.

La Ville a déjà engagé une partie du virage. Son Plan vélo, lancé en 2021, revendique plus de 22 km d’aménagements cyclables et prévoit des rues pacifiées, des zones 30 ou de rencontre, du stationnement vélo et un travail avec le comité vélo pour repérer les défauts du réseau. Ces choix ne peuvent pas rester à côté du plan de circulation. Une piste cyclable continue, une rue à sens unique, un arrêt de bus mieux placé ou un carrefour plus sûr déplacent toujours une contrainte quelque part.

Depuis juillet 2025, Tremblay dispose aussi d’un nouveau cadre d’aménagement. Le PLUi de Paris Terres d’Envol fixe pour dix à quinze ans les règles des huit communes du territoire, avec un objectif affiché d’accessibilité et de mobilités durables. À Tremblay, ce cadre se frotte à des réalités très visibles : la desserte du Vert-Galant, les liaisons de bus, les trajets scolaires, les quartiers pavillonnaires, les livraisons et les déplacements liés à l’emploi.

Au nord, la future gare Parc des Expositions de la ligne 17, située sur Villepinte et Tremblay-en-France, est annoncée à près de 12 000 voyageurs par jour, et 24 000 en période de salon. Autour, AéroliansParis doit poursuivre jusqu’en 2033 le développement d’un grand secteur économique mêlant bureaux, activités, commerces, hôtels, restaurants et équipements. Un ancien avis environnemental relevait déjà, à propos de cette zone, les difficultés liées aux transports, aux accès du Parc des expositions et aux circulations douces encore limitées.

Le plan de circulation devra donc traduire des politiques générales en décisions minuscules mais visibles. Donner plus de place au bus ou au vélo peut réduire celle de la voiture ou du stationnement. Calmer une rue résidentielle peut reporter le trafic sur un axe voisin. Protéger les abords d’école peut ralentir un itinéraire de transit. Rien de tout cela n’est neutre, mais l’absence de choix l’est encore moins : elle laisse les conflits se régler par l’habitude, les raccourcis et les plaintes.

L’intérêt de l’étude sera de rendre ces arbitrages lisibles avant les arrêtés et les travaux. À Tremblay, un plan de circulation utile ne promettra pas que tout le monde ira plus vite. Il dira quelles rues doivent absorber le trafic, lesquelles doivent respirer, et comment relier le Vert-Galant, le Centre-ville, le Vieux-Pays et les zones d’activités sans faire porter la même charge à chaque quartier.

Sources consultées
  1. BOAMPEtude d'élaboration d'un plan de circulation - ville de Tremblay-en-France
  2. Ville de Tremblay-en-FranceTransport, Mobilité
  3. Ville de Tremblay-en-FrancePlan local d’urbanisme intercommunal
  4. Société des grands projetsLa gare Parc des Expositions
  5. Ville de Tremblay-en-FranceAeroliansParis