Au 28-32 avenue de Lattre de Tassigny, le futur commissariat d’Épinay-sur-Seine a désormais une forme plus précise. La Préfecture de police vient de lancer le marché de travaux pour construire ce nouvel équipement, destiné à la circonscription Épinay-sur-Seine / Villetaneuse.
L’ouverture n’est pas pour demain. À ce stade, l’État cherche d’abord les entreprises qui construiront le bâtiment. Mais le dossier sort du registre vague des annonces: le programme parle d’un commissariat de cinq étages, avec parking en sous-sol, 1 735 m² utiles, des places pour les véhicules de police et des locaux prévus pour 135 fonctionnaires.
Les mots du marché sont très concrets: accueil du public, poste de police, espaces d’investigation, locaux de voie publique, zone dédiée à la sûreté et aux gardes à vue. Ce sont ces espaces-là qui feront la différence au quotidien, pour les habitants reçus comme pour les agents qui y travailleront.
Le marché est estimé à un peu plus de 10,4 millions d’euros hors taxes. Il est divisé en trois lots: gros œuvre et aménagements, chauffage-ventilation-plomberie, puis électricité. Les entreprises ont jusqu’au 17 juin 2026 pour remettre leur offre. La durée prévisionnelle des travaux est de 18 mois.
Le chantier n’arrive pas de nulle part. Le plan « État plus fort en Seine-Saint-Denis » avait déjà identifié les commissariats d’Épinay-sur-Seine et d’Aulnay-sous-Bois parmi les investissements à mener. Un rapport parlementaire de 2023 rappelait le retard pris par ces opérations et évaluait alors le coût global du projet d’Épinay à 15,5 millions d’euros. La Préfecture de police a aussi décrit l’actuel commissariat d’Épinay comme vétuste et peu fonctionnel.
L’avis ne règle pas tout. Il ne dit pas encore comment le chantier sera organisé dans le quartier, ni quand le public pourra entrer dans le nouveau bâtiment. Il ne résume pas non plus, à lui seul, la question de la sécurité quotidienne. Mais il donne au projet une consistance utile: une adresse, des surfaces, des fonctions, un coût de marché, des lots et une échéance.
Comme à Aulnay-sous-Bois, où un autre commissariat neuf a récemment franchi une étape de marché public, Épinay rappelle que ces équipements avancent par paliers très concrets. Le prochain repère est donc simple: voir quelles entreprises répondront, puis si les 18 mois de travaux annoncés tiennent dans la vraie ville.