
Le tribunal de commerce de Rouen a arrêté le 22 septembre un plan de cession de VG Company, la société rouennaise derrière la plateforme Ollca. Le lendemain, il a prononcé sa liquidation judiciaire. Les deux décisions ont été publiées au BODACC le 27 septembre.
La succession des deux jugements est moins contradictoire qu’elle n’en a l’air. La cession permet de transférer tout ou partie d’une activité à un tiers avant que la société qui l’exploitait jusque-là ne soit liquidée. Dans le cas d’Ollca, les publications judiciaires disponibles ne donnent toutefois ni le nom du repreneur, ni ce qu’il reprend exactement.
Ce périmètre compte, car il ne s’agit pas seulement d’un site internet. Lors de la recherche de repreneurs lancée cet été, Ollca était présenté comme une marketplace réunissant près de 300 commerces de bouche dans toute la France, avec environ 40 000 commandes annuelles en retrait et en livraison. VG Company réalisait 815 000 euros de chiffre d’affaires au 31 mars 2026, dont les deux tiers provenaient d’abonnements à son logiciel, et comptait sept salariés. Les offres étaient attendues avant le 31 juillet.
La suite pour Ollca dépend notamment de ce que le tribunal a effectivement transféré : plateforme technique, marque, contrats avec les commerçants, emplois ou autres actifs. Ces éléments ne figurent pas dans l’annonce publique du plan de cession.
Le site Ollca reste accessible et propose toujours des boutiques, des produits et un parcours de commande. Mais ses mentions légales continuent d’indiquer VG Company comme éditeur, avec le même numéro SIREN, ce qui ne permet pas encore d’établir sous quelle structure le service poursuivra son activité après la cession.
À Rouen, VG Company est désormais en liquidation, tandis qu’un plan de cession concernant son activité a été arrêté. Pour les salariés de l’entreprise et les commerçants présents sur Ollca, ce que recouvre exactement cette reprise reste désormais l’information décisive.