
Au Grand-Quevilly, l’usine de Normandie Plastique Valorisation existe déjà. Inaugurée en octobre 2025 sur une ancienne friche industrielle, elle occupe 8 500 m² selon l’entreprise. Mais la PME seinomarine veut aller beaucoup plus loin : passer d’environ 1 000 tonnes de PVC recyclé par an à un objectif de 15 000 tonnes. Sa demande d’autorisation environnementale pour l’exploitation de l’installation est désormais soumise à consultation publique jusqu’au 8 décembre.
NPV travaille notamment sur des PVC souples renforcés de fibres polyester, présents dans des revêtements de sol, liners de piscine, tuyaux ou membranes. Avant de pouvoir réemployer le PVC, il faut séparer suffisamment les deux matières. NPV utilise pour cela une chaîne mécanique comprenant notamment broyage, défibrage, puis, selon les produits, micronisation ou granulation. Le dossier soumis au public décrit ces opérations comme le cœur de l’installation.
L’entreprise cherche désormais à industrialiser cette compétence. À Saint-Aubin-Épinay, où NPV s’était développée depuis 2016, son atelier ne faisait que 800 m². Au Grand-Quevilly, elle dispose d’un site environ dix fois plus vaste et vise quinze fois son ancien volume annuel. Le Journal des Entreprises indique aussi qu’elle travaille avec des industriels d’Europe de l’Ouest ainsi qu’avec les éco-organismes Valobat et Ecomaison.
Le projet représente un investissement d’environ 10 millions d’euros selon l’Agence de développement pour la Normandie. La Région a de son côté accordé en mars 2025 un prêt à taux zéro de 900 000 euros et une subvention de 100 000 euros pour l’acquisition du process de recyclage des PVC souples. Ce soutien public porte donc précisément sur l’outil développé pour traiter ces matières.
L’activité relève de la rubrique ICPE 2791, consacrée au traitement des déchets non dangereux. En dessous de 10 tonnes traitées par jour, cette rubrique relève d’un régime de déclaration avec contrôle ; à partir de 10 tonnes par jour, une autorisation est nécessaire.
NPV présente son site comme opérationnel depuis 2025, mais les éléments publics accessibles ne précisent pas le tonnage effectivement traité aujourd’hui. La demande en cours concerne l’exploitation de l’installation et l’examen de ses incidences, notamment le bruit et les poussières.
Une première réunion publique est prévue lundi 21 septembre à 17 h 30, au 80 rue de la République au Grand-Quevilly. Jusqu’au 8 décembre, chacun peut également déposer une observation sur le registre numérique. Pour NPV, le Grand-Quevilly doit permettre de faire passer le recyclage de ces PVC fibrés d’un petit atelier à des volumes industriels.
Sources consultées
- Préfecture de la Seine-Maritime / Registre numériqueDemande d’autorisation environnementale déposée par Normandie Plastique Valorisation
- Région NormandieCommission Permanente de la Région Normandie, 10 mars 2025
- Normandie Plastique ValorisationRetour sur l’inauguration de notre nouvelle usine de recyclage au Grand-Quevilly
- Le Journal des EntreprisesNormandie Plastique Valorisation investit 10 millions d’euros dans sa nouvelle usine de recyclage