
Dès lundi 14 septembre, les tramways A et B circuleront de nouveau jusqu’à La Plage. Université, Gares, Palais de Justice, Hôtel de Ville, Saint-Roch et La Plage retrouvent leurs rames, tandis que le bus provisoire « Plage » disparaît. Pour le chantier de la future ligne C, ce n’est pourtant pas une fin : le principal point de contrainte se déplace de la gare vers le quai Colbert.
Depuis le 22 juin, le tram s’arrêtait à Rond-Point pour libérer le carrefour de la gare. Il fallait y déposer des voies existantes, installer de nouveaux aiguillages, adapter les équipements électriques et déplacer la station Gares d’environ 12 mètres. Ces opérations permettent de raccorder la future ligne C aux lignes A et B. Elles étaient incompatibles avec le passage des rames, d’où une coupure concentrée sur l’été.
Plus de 300 agents ont été mobilisés sur le chantier de la ligne C pendant cette période, choisie pour réduire l’impact des interventions les plus bloquantes. Le calendrier a été tenu malgré les épisodes de canicule. À partir du 14 septembre, le carrefour de la gare rouvre donc à la circulation générale et le tram retrouve son parcours complet.
Jusqu’à la fin de l’année, les travaux se concentrent notamment sur le franchissement du quai Colbert. Le cours Lafayette reste fermé, la circulation est réduite sur le quai et une déviation passe par le quai Frissard. Elle modifie aussi plusieurs lignes de bus : les C3, C5 et 18 sont déviées, les horaires des C3 et C5 évoluent et le terminus des C4 et 16 est déplacé à Gares Fratacci.
La ligne C ajoutera 14 km et 17 stations à un tramway qui transporte déjà plus de 50 000 voyageurs par jour. Prévue pour 2027 entre Parc Jardin à Montivilliers et Vallée Béreult au Havre, elle doit se connecter aux lignes existantes à Université et Gares. Sur ce tronçon commun, les trois lignes réunies permettront à terme un passage toutes les trois minutes aux heures de pointe.
Il faut donc construire un réseau plus grand sans immobiliser celui qui fonctionne déjà. À la gare, les interventions exigeaient l’arrêt des rames : elles ont été concentrées sur l’été, puis le secteur est restitué avant l’ouverture du front suivant. C’est le compromis opérationnel derrière un programme de plus de 340 millions d’euros hors taxes, financé à 73 % par Le Havre Seine Métropole.
Pour les voyageurs, lundi matin, le résultat sera beaucoup plus simple à constater : les rames repasseront par la gare, l’Hôtel de Ville et Saint-Roch jusqu’à la mer. Les barrières de chantier, elles, auront surtout changé d’adresse, direction quai Colbert.