
Pour lancer son premier Festival photo, Dieppe n’a pas commencé par chercher des images venues d’ailleurs. La ville a demandé aux amateurs comme aux professionnels de photographier ses quartiers et ceux qui les font vivre. Plus de 460 clichés ont été proposés. Le jury en a retenu 113, réalisés par 27 photographes.
Le thème, « Vies de quartiers », oriente toute cette première édition. Les candidats pouvaient envoyer des photographies récentes comme puiser dans leurs archives, pourvu que les images aient été prises à Dieppe. De quoi composer un portrait à plusieurs regards, fait de rues, de quartiers et de scènes de vie choisies par ceux qui les photographient.
À partir du 11 septembre, ces images ne seront pas regroupées dans une seule salle. Certaines seront présentées à l’hôtel de ville, à la médiathèque Jean-Renoir, à la bibliothèque-ludothèque Camille-Claudel ou à l’espace Michelet. D’autres apparaîtront directement dans les quartiers sur des panneaux, tandis qu’une quarantaine de grandes photographies sur bâche doivent ponctuer la Grande-Rue et la rue de la Barre. L’exposition est gratuite.
La direction artistique est confiée à Lily Franey, dont le travail s’attache depuis longtemps à la vie quotidienne et au monde du travail. Elle a notamment photographié des machinistes de la RATP, des personnels hospitaliers et des cheminotes. Ce parcours donne une cohérence supplémentaire au choix de faire des vies ordinaires le sujet du festival.
Une première déambulation de présentation partira de la place Nationale le 8 septembre à 17 h 30. L’exposition se tiendra ensuite du 11 au 20 septembre, avant la remise des prix le 21.
Le geste le plus réussi est déjà dans le dispositif : les photographies de Dieppe ne seront pas seulement montrées à Dieppe. Elles retourneront dans ses rues et ses quartiers, au milieu de la ville qu’elles ont été chargées de regarder.