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De Saint-Aubin à Boulogne, la géographie des secours en mer

Une alerte au large de Saint-Aubin a mobilisé la SNSM de Dieppe, un navire affrété par l’État et la Marine nationale sous la coordination du CROSS Gris-Nez.

Illustration - Sauvetage maritime au large de Saint-Aubin

Vendredi 24 juillet, une patrouille terrestre de gendarmerie et le sémaphore de Dieppe signalent au large de Saint-Aubin-sur-Mer une embarcation engagée dans une traversée de la Manche vers le Royaume-Uni, avec de nombreuses personnes à bord. L’alerte est transmise au CROSS Gris-Nez, qui engage trois moyens nautiques : le canot SNS 080 Notre-Dame de Bon Secours de la SNSM de Dieppe, le Minck, affrété par l’État pour le sauvetage, et le patrouilleur Cormoran de la Marine nationale.

Au cours de l’opération, 90 personnes sont prises en charge, puis conduites par le Minck jusqu’à Boulogne-sur-Mer, où elles débarquent saines et sauves. D’autres occupants refusent les secours proposés et atteignent les eaux britanniques dans la matinée du samedi 25 juillet.

L’opération relie trois lieux distincts : Saint-Aubin pour le signalement, le cap Gris-Nez pour la coordination et Boulogne pour le débarquement. Ce trajet s’explique par l’organisation des secours en mer : leurs zones de responsabilité ne suivent pas les limites départementales.

Le CROSS Gris-Nez couvre la Manche orientale depuis la frontière belge jusqu’au cap d’Antifer. Au sud commence la zone du CROSS Jobourg. Le littoral de Seine-Maritime relève donc de deux centres différents. La position de l’incident détermine celui qui dirige l’opération, puis les moyens sont choisis selon leur disponibilité et leur proximité.

Le CROSS dirige l’opération sans disposer d’une flotte qui lui soit propre. Il reçoit les alertes et coordonne des moyens appartenant à l’État, à la SNSM, aux collectivités ou à des opérateurs privés. Le 24 juillet, la gendarmerie et le sémaphore ont donné l’alerte ; en mer, le CROSS a coordonné les sauveteurs de Dieppe, un navire affrété par l’État et un bâtiment militaire.

Lorsque des occupants refusent l’assistance, les sauveteurs n’imposent pas leur transfert. La préfecture maritime explique qu’une telle manœuvre, autour d’une embarcation fragile et surchargée, pourrait provoquer le naufrage qu’ils cherchent à éviter.

Pour une alerte donnée au large de Saint-Aubin-sur-Mer et relayée par Dieppe, le centre de coordination se trouvait ce jour-là hors de Seine-Maritime, au cap Gris-Nez.

Sources consultées
  1. Préfecture maritime de la Manche et de la mer du NordOpération d’assistance et de sauvetage au large de la Seine-Maritime (76) : 90 personnes secourues
  2. Ministère chargé de la MerSurveillance et sauvetage en mer
  3. Ministère chargé de la MerSauvetage, remorquage et assistance en mer