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À Petit-Quevilly, une école provisoire pour rénover six groupes scolaires

Petit-Quevilly prépare la rénovation de six groupes scolaires pour 20 millions d’euros hors taxes, avec une école provisoire de 17 classes et un contrat prévu sur treize ans.

Écoliers devant une école en travaux

Rénover une école sans interrompre les cours oblige parfois à commencer par en créer une autre. À Petit-Quevilly, la Ville prévoit un établissement provisoire de 17 classes, doté d’un restaurant scolaire, pour accueillir successivement les élèves pendant la rénovation de six groupes scolaires.

Le programme concerne Jean-Jaurès, Gabrielle-Méret, Gérard-Philipe, Jean-Baptiste-Clément, Jeanne-d’Arc et Louis-Pasteur. Les travaux seraient répartis en trois phases d’une année, à raison de deux groupes scolaires par phase. Les cours doivent aussi être végétalisées.

La procédure publiée le 10 juillet en est encore à la sélection des candidats. Après la date limite du 25 août, trois groupements doivent être admis à remettre une offre, puis à la négocier. L’opération est estimée à 20 millions d’euros hors taxes, mais ce montant reste indicatif. L’avis mentionne le 1er septembre 2028 comme date de début prévisionnelle.

Le futur marché durerait treize ans à compter de sa notification. Environ quatre ans seraient consacrés aux études, à la conception, aux autorisations et aux travaux. Le titulaire resterait ensuite chargé de l’exploitation et de la maintenance des bâtiments jusqu’au terme du contrat, sur une période estimée à neuf ans.

Le chantier doit porter principalement sur l’isolation, le chauffage, la ventilation, le traitement de l’air et le pilotage technique des équipements. Le groupement retenu devra respecter des objectifs chiffrés de fonctionnement, de qualité de service et d’efficacité énergétique. Les résultats seront suivis séparément dans chaque école, mais les niveaux précis à atteindre ne figurent pas encore dans l’avis.

L’opération se prépare depuis 2024. À l’époque, la Ville évaluait à 11 millions d’euros les seuls travaux de rénovation énergétique, hors études, relogement et dépenses annexes. Le périmètre présenté aujourd’hui est plus large : il ajoute la rénovation bâtimentaire, les cours, l’école provisoire et neuf années de maintenance. Les deux montants ne décrivent donc pas la même opération.

Pour financer ce programme, Petit-Quevilly recourt à un marché global de performance énergétique à paiement différé, rendu possible à titre expérimental par une loi de 2023. Le groupement préfinance les investissements, puis la commune paie les travaux pendant la période d’exploitation et de maintenance.

Ce mécanisme reporte le paiement d’une partie de l’investissement pendant la période d’exploitation et de maintenance, et confie à un même responsable la conception, les travaux et les performances futures. En échange, la commune s’engage dans la durée et supporte des frais de financement. Leur montant, comme le calendrier exact des paiements, n’est pas encore public.

Pour six écoles occupées, le contrat global répond à une difficulté réelle : organiser les déménagements, enchaîner les chantiers et vérifier ensuite que les consommations baissent effectivement. Sa réussite se mesurera autant dans les relevés énergétiques que dans la capacité à transférer, chaque année, les élèves et les équipes de deux écoles vers les 17 classes provisoires sans désorganiser la vie scolaire.

Sources consultées
  1. Journal officiel de l’Union européenne, TEDAvis 479615-2026, marché global de performance énergétique à paiement différé pour six groupes scolaires
  2. Ville de Petit-QuevillyDélibération n° 2025/034 du 3 avril 2025, autorisations de programme et crédits de paiement
  3. Mairie de Petit-QuevillyAssistance à maîtrise d’ouvrage pour la conclusion d’un marché global de performance énergétique à paiement différé
  4. Direction des affaires juridiques du ministère de l’ÉconomiePublication du décret relatif aux marchés globaux de performance énergétique à paiement différé