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Parc éolien : les 62 fondations sont posées, Dieppe prépare l’après-chantier

Les 62 fondations du parc sont posées. Tandis que les turbines arrivent, Dieppe mise sur sa base de maintenance pour conserver une activité durable.

Éoliennes au large de Dieppe

Le fond de la mer est désormais équipé. Le 30 juin, la 62e et dernière fondation du parc éolien de Dieppe-Le Tréport a été installée. Depuis la pose de la première turbine, le 11 juin, le chantier change de nature : il ne s’agit plus de préparer les emplacements, mais de monter, câbler et tester les machines.

Le parc comptera 62 éoliennes de 8 MW, à 17 kilomètres de Dieppe et 15,5 kilomètres du Tréport. Sa puissance totale atteindra 496 MW. Le maître d’ouvrage estime sa production annuelle à environ 2 000 GWh, soit l’équivalent de la consommation électrique de 850 000 personnes. L’investissement annoncé s’élève à 2,7 milliards d’euros, pour une mise en service prévue à la fin de 2026.

Les turbines ne suffisent pas. L’électricité doit circuler entre les éoliennes, rejoindre la sous-station en mer, puis gagner le réseau terrestre. RTE a achevé en avril le raccordement jusqu’au poste de Grande-Sole, à Petit-Caux, puis sa liaison au réseau par Penly. Le câble est prêt avant le parc : la production dépend maintenant de l’installation des machines, de leur connexion et de leurs essais.

Cette organisation explique aussi pourquoi un chantier situé au large de Dieppe mobilise une géographie industrielle bien plus vaste. Les pales et les nacelles ont été fabriquées au Havre, la sous-station à Saint-Nazaire et les fondations en Espagne. Les grands navires spécialisés réunissent ces éléments en mer. Dieppe n’a donc accueilli ni la fabrication des fondations ni celle des grandes pièces des éoliennes.

La part appelée à durer dans le port se trouve quai Gaston-Lalitte. La base d’exploitation et de maintenance occupe 4 800 m² dans l’avant-port. Elle comprend des bureaux, des espaces techniques, une grue et un ponton prévu pour accueillir trois navires de 27 mètres. Le maître d’ouvrage annonce environ 70 emplois en équivalents temps plein pour piloter les interventions, entretenir les équipements et organiser les départs en mer pendant 25 à 30 ans.

Ce chiffre reste modeste face aux centaines de personnes et aux moyens mobilisés durant la construction. La maintenance doit toutefois s’inscrire dans la durée : elle est quotidienne, spécialisée et difficile à déplacer loin des éoliennes. Elle explique pourquoi le port prépare des espaces et des accès pour faire cohabiter cette nouvelle fonction avec la pêche, le transmanche et le fret, comme le montrent les investissements en cours à Dieppe.

La pose de la dernière fondation clôt la phase la plus visible, pas le chantier. Il reste à installer les turbines et à mettre l’ensemble en service. Puis les navires de pose repartiront. Les trois places du ponton Gaston-Lalitte deviendront alors le point de départ ordinaire du parc.

Sources consultées
  1. Éoliennes en Mer Dieppe Le TréportUne nouvelle étape franchie avec l’installation de la dernière fondation
  2. Éoliennes en Mer Dieppe Le TréportLe parc
  3. RTEDieppe-Le Tréport : RTE met à disposition le raccordement du futur parc éolien en mer
  4. Ports de NormandieFuture base de maintenance du parc éolien en mer de Dieppe-Le Tréport
  5. Éoliennes en Mer Dieppe Le TréportEmplois et recrutement