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57 docteurs juniors attendus en Seine-Maritime : quand la formation devient une politique de soins

À partir du 2 novembre, 57 docteurs juniors sont annoncés en Seine-Maritime. Le dispositif vise surtout les zones sous-dotées, mais dépend encore de l’appariement.

Carte des futurs terrains de stage

En Seine-Maritime, 57 docteurs juniors sont annoncés à partir du 2 novembre 2026. L’Agence régionale de santé et l’Université de Rouen Normandie ont pré-identifié les terrains de stage susceptibles de les accueillir pendant un an. Leur carte fait apparaître des possibilités sur le littoral, autour de Rouen et dans l’intérieur du département. Les adresses précises et les appariements définitifs ne sont pas encore publiés.

Ces 57 places s’inscrivent dans un ensemble de 90 pour la subdivision universitaire de Rouen, les 33 autres se trouvant dans l’Eure. L’ARS annonce que 91 % de ces terrains se situent dans une zone sous-dense. Ce pourcentage porte donc sur les deux départements réunis, pas sur la seule Seine-Maritime.

Au cours de cette quatrième année du DES de médecine générale, l’interne entre dans une phase d’autonomie supervisée. Il mène ses consultations, généralement trois à quatre jours par semaine, dans un cabinet, une maison de santé ou un centre de santé. Une partie du temps peut aussi être passée dans un Ehpad, une PMI ou une autre structure locale.

Dans le secteur du Havre, 16,4 % des bénéficiaires n’ont pas de médecin traitant déclaré, contre 13,7 % dans l’ensemble de la Seine-Maritime. La Communauté urbaine a déjà inscrit l’accueil des docteurs juniors dans sa politique d’attractivité, aux côtés des logements pour internes, des journées d’accueil et du soutien aux maisons de santé.

La répartition n’est pas décidée unilatéralement. Sur la plateforme nationale SIIMOP, les étudiants formulent des vœux parmi les terrains disponibles, puis les maîtres de stage classent les candidatures. Quatre tours doivent rapprocher les préférences des uns et des autres avant que l’ARS prononce l’affectation. L’agence cible et agrée les terrains, mais le résultat dépend aussi des choix des jeunes médecins et du nombre de généralistes prêts à les encadrer.

Un maître de stage reçoit 600 euros bruts par mois et par étudiant, plus 800 euros lorsque le cabinet se trouve dans une zone sous-dense ou prioritaire. Un docteur junior affecté dans une zone d’intervention prioritaire peut lui-même recevoir 1 000 euros bruts par mois. Ces incitations doivent aider à recruter des superviseurs dans les secteurs où ils sont plus rares. Un maître de stage ne peut suivre plus de deux étudiants simultanément.

Si l’appariement aboutit et que les 57 places sont pourvues, la réforme apportera des consultations dès novembre. Aucun docteur junior ne sera tenu de rester dans le département. Une année passée auprès d’une patientèle, de confrères et d’un réseau de soins local peut toutefois créer des attaches professionnelles durables.

Le test commencera le 2 novembre. Les terrains pré-identifiés devront alors se traduire par des consultations assurées, avec des patients reçus et des médecins disponibles pour former leurs futurs confrères.

Sources consultées
  1. Agence régionale de santé NormandieDocteurs juniors : un levier d’attractivité au service des professionnels et des territoires, subdivision de Rouen
  2. Agence régionale de santé NormandieDocteurs juniors, terrains de stage pré-identifiés
  3. Ministères chargés de la Santé et de l’Enseignement supérieurInstruction interministérielle DGOS/RH2/DGESIP no 2026/44 du 21 mai 2026
  4. Le Havre Seine MétropoleContrat local de santé 2025-2029