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À Oissel-sur-Seine, une crèche pour organiser la petite enfance

Le futur pôle de Saint-Julien prévoit une crèche de 39 berceaux et un relais petite enfance, dans un quartier en renouvellement urbain.

Illustration d’une crèche municipale

Oissel-sur-Seine avance sur son futur pôle petite enfance à Saint-Julien. Le projet prévoit un établissement d’accueil du jeune enfant de 39 berceaux, une crèche donc, et un relais petite enfance chargé d’orienter les familles et les assistantes maternelles.

Ce n’est pas un équipement isolé. Dans les documents municipaux du 6 mars 2025, le pôle apparaît dans le programme de renouvellement urbain de Saint-Julien, quartier éligible au NPNRU. La ville y inscrit aussi la réhabilitation du bâti, la requalification des espaces extérieurs, les halles commerciales et un espace socioculturel. À cet endroit, la petite enfance devient un service public de quartier, pas seulement une case dans un organigramme municipal.

Les pièces de marché donnent le gabarit du bâtiment : une construction neuve de 815 m² utiles, sur deux niveaux, réalisée en une tranche. Le concours de maîtrise d’œuvre a été lancé en 2025. Il a désigné ACAU Architectes, agence rouennaise, après neuf offres reçues. Le programme demandé aux concepteurs ajoute une contrainte forte pour une crèche : bâtiment recevant du public, niveau RE2020 seuil 2028 et recours au biosourcé en vue d’une labellisation de niveau 2.

Le changement se mesure face à l’existant. Aujourd’hui, la halte-garderie municipale 1, 2, 3… Soleil ! accueille les enfants de 3 mois à 3 ans rue Alsace-Lorraine, avec des horaires surtout organisés à la demi-journée. Le relais petite enfance, lui, est présenté par la ville comme un lieu d’accompagnement des familles dans la recherche d’un mode d’accueil et d’ateliers pour les enfants gardés par des assistantes maternelles. Le futur pôle doit rapprocher ces fonctions : accueillir, informer, orienter, faire le lien avec les professionnels.

Cette évolution arrive au moment où la loi confie davantage de responsabilités aux communes. Depuis 2025, elles sont autorités organisatrices de l’accueil du jeune enfant. Toutes doivent recenser les besoins et informer les familles. Au-dessus de 3 500 habitants, elles doivent planifier le développement des modes d’accueil. Au-dessus de 10 000 habitants, comme Oissel-sur-Seine, elles doivent aussi mettre en place un relais petite enfance à partir de 2026 et prévoir leur offre dans la durée.

Le projet local illustre donc une bascule assez simple : une commune moyenne doit désormais organiser l’accueil du jeune enfant dans un service lisible, avec des murs, des équipes, une information aux parents et une capacité d’accueil clairement identifiée.

Deux inconnues restent importantes pour les familles. Le coût complet de l’opération n’apparaît pas clairement dans les avis consultés, même si Pappers répertorie un marché de 2,63 millions d’euros notifié à ACAU Architectes fin 2025. Et le calendrier public mérite d’être actualisé : une offre d’emploi municipale de 2024 évoquait une ouverture du pôle à partir du second semestre 2026, mais les documents de marché consultés ne donnent pas, à eux seuls, une date d’ouverture confirmée.

À Saint-Julien, le projet se mesurera bientôt dans des choses simples : trouver le relais, comprendre les possibilités d’accueil et faire garder un jeune enfant près de chez soi.

Sources consultées
  1. Seine-Maritime, Portail des marchés publicsConstruction d’un pôle petite enfance avec un EAJE de 39 berceaux et un RPE
  2. Politique PappersConseil municipal du 6 mars 2025
  3. Ville d’Oissel-sur-SeineHalte-garderie 1, 2, 3… Soleil !
  4. Ville d’Oissel-sur-SeineRelais petite enfance
  5. Collectivités-locales.gouv.frLe service public de la petite enfance