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À Fécamp, l’Agglomération mise sur des médecins salariés pour élargir l’accès aux soins

Le futur centre de santé intercommunal doit remplacer le site actuel par un équipement plus vaste route de Valmont. Ouverture visée en 2028.

Centre de santé à Fécamp

À Fécamp, le centre de santé intercommunal n’est pas seulement un local médical. Au 122, avenue Jean-Lorrain, les généralistes et les secrétaires sont salariés par l’Agglomération Fécamp Caux Littoral. Deux infirmières Asalée y travaillent aussi sur la prévention et le suivi de patients, notamment autour du diabète, des risques cardio-vasculaires ou des troubles cognitifs.

Le futur équipement ne créera donc pas le service. Il doit l’agrandir.

L’Agglomération prévoit de l’installer route de Valmont, sur l’emprise de son siège, après démolition de hangars et construction d’une extension. Le projet annonce environ 1 100 m² et une vingtaine de salles de consultation, soit le double du centre actuel. Les 9 médecins salariés et les 2 infirmières Asalée doivent y être regroupés, avec la possibilité d’accueillir de nouveaux praticiens.

C’est le vrai changement local: dans un territoire où l’accès à un généraliste reste tendu, l’intercommunalité ne cherche pas seulement à construire des cabinets. Elle porte directement une partie de l’offre de soins, avec des professionnels salariés. Le modèle d’un centre de santé prévoit aussi le tiers payant et l’absence de dépassements d’honoraires. Pour un patient, ce n’est pas une nuance administrative: cela peut changer le reste à charge, le suivi et l’accès à une consultation ordinaire.

Le territoire utilise déjà une autre réponse de proximité, plus mobile: le Médi-Caux Bus, qui intervient notamment à Yport et Sassetot-le-Mauconduit, sur rendez-vous, en priorité pour les personnes sans médecin traitant, les plus de 70 ans ou les patients en affection longue durée. Le bus apporte des consultations là où l’offre manque. Le futur centre vise autre chose: stabiliser une équipe médicale plus large à Fécamp.

Le chantier est annoncé pour la fin 2026, avec une ouverture visée en 2028. Le coût total est estimé à 7,5 millions d’euros, pour le centre de santé, des bureaux, le parking et les voiries. L’Agglomération dit attendre 45 % de subventions. Le Département de la Seine-Maritime a affiché un soutien de 570 000 euros et la Région Normandie de 150 000 euros. Une Maison sport-santé de 200 m² est aussi prévue dans l’ensemble.

Le projet a donc un lieu, un budget, un calendrier et un modèle clair. Il garde une inconnue majeure: le recrutement. Vingt salles de consultation ne feront pas vingt médecins. En 2028, le test sera simple: savoir si le nouveau centre ajoute vraiment des créneaux de rendez-vous, ou seulement des portes à ouvrir dans un bâtiment plus grand.