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À Penly, le chantier nucléaire cherche aussi des projets agricoles

EDF ouvre jusqu’au 7 août un appel pour repérer des projets agricoles liés à la compensation du chantier EPR2 de Penly.

Illustration de terres agricoles à Penly

Autour de Penly, 46 hectares de terres agricoles ne disparaissent pas seulement dans les plans du chantier EPR2 : ils ouvrent aussi une recherche de projets. Pas en indemnisations individuelles cette fois, mais en équipements, services ou initiatives capables de recréer de la valeur pour l’agriculture locale.

EDF a ouvert un second appel à manifestation d’intérêts lié à la compensation collective agricole du chantier EPR2. Les porteurs de projets ont jusqu’au 7 août 2026 pour se faire connaître. Cette étape ne vaut pas attribution d’aide : elle sert d’abord à repérer les idées susceptibles d’entrer dans le prochain appel à projets.

Le principe est assez direct. Quand un aménagement a des effets négatifs importants sur l’économie agricole d’un territoire, son maître d’ouvrage doit financer des mesures de compensation collective. Pour Penly, EDF indique que le projet EPR2 est concerné. Une première enveloppe de 300 000 euros avait été annoncée pour soutenir des projets collectifs liés au périmètre touché.

Ce qui peut entrer dans la discussion dépasse la seule exploitation agricole. L’Union agricole citait déjà, lors de la première phase, des porteurs possibles comme les exploitants, les collectivités, les établissements d’enseignement agricole, les Cuma, les associations ou les entreprises ayant un lien direct avec l’agriculture. Les projets peuvent être agricoles, agroalimentaires ou énergétiques, à condition de recréer de la valeur pour la sphère agricole locale.

C’est le côté moins visible du chantier. Après les logements, les parkings et les services autour de l’EPR2, voici l’autre question : quand le chantier retire du foncier, que remet-on derrière pour les fermes et les filières du pays dieppois ?

La réponse ne sera pas automatique. Un appel à manifestation d’intérêts n’est ni une subvention promise ni un chèque déjà fléché. Mais jusqu’au 7 août, il donne aux acteurs agricoles locaux une vraie occasion de lever la main. Dans un chantier nucléaire, même les projets agricoles ont leur créneau à ne pas rater.