
À Melun, le musée de la Gendarmerie nationale ouvre exceptionnellement ses réserves samedi 10 et dimanche 11 octobre. Une attachée de conservation y accompagnera les visiteurs par groupes de cinq, pendant trente minutes. Dans les espaces du musée, soixante reconstituteurs, à pied et à cheval, feront revivre les uniformes et les pratiques de six siècles d’histoire.
Le musée conserve environ 30 000 pièces, dont quelque 2 000 sont exposées. Dans les salles, armes et uniformes côtoient des scellés d’enquête, des masques de carnaval, des bicyclettes et des tonnelets de cantinière.
Les visites des réserves offriront un autre aperçu de cette collection, dans des espaces ordinairement fermés au public.
Une collection née à l’école des officiers
Si ces milliers d’objets se trouvent à Melun, c’est grâce à une histoire commencée en 1946. Le musée naît alors au sein de l’École des officiers de la gendarmerie, dans une salle de 250 m² destinée à former les élèves. Les dons d’anciens gendarmes enrichissent progressivement les collections, longtemps réservées à un public restreint.
Il faut attendre le 10 octobre 2015 pour que le musée, installé dans une ancienne caserne réhabilitée, ouvre largement ses portes au public. Onze ans jour pour jour plus tard, ses réserves deviennent à leur tour accessibles, le temps d’un week-end.
Des chevaliers d’Azincourt aux experts balistiques
Dans les espaces du musée, l’histoire prendra une forme plus animée.
Parmi les personnages incarnés figure Le Gallois de Fougières, prévôt des maréchaux mort à la bataille d’Azincourt en 1415. Les reconstituteurs feront revivre des combats à l’épée de son époque, lorsque les ancêtres de la gendarmerie étaient chargés de maintenir l’ordre et la discipline dans les armées du roi.
Cette maréchaussée ne prendra le nom de gendarmerie qu’en 1791, pendant la Révolution française.
Les visiteurs croiseront également des cavaliers, des gendarmes du Premier Empire, de la Belle Époque ou des deux guerres mondiales. Dimanche, un taillandier montrera comment se forge une épée. Le GIGN et l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale présenteront, eux, l’armement actuel et les techniques d’enquête balistique.
Une brigade reconstituée permettra de découvrir le cadre de travail des gendarmes d’autrefois. La Société nationale de l’histoire et du patrimoine de la gendarmerie, associée à l’organisation, proposera également des visites guidées du musée.
Comment découvrir les réserves ?
Le musée, situé au 3, rue Émile-Leclerc à Melun, accueillera les visiteurs samedi et dimanche de 10 h à 17 h 30.
L’entrée, les visites et les animations sont gratuites. Seuls les baptêmes en passager dans des voitures de collection sont payants, à 5 €.
Les visites des réserves durent trente minutes. Six départs sont prévus samedi, à 10 h 30, 11 h 15, 12 h, 14 h 30, 15 h 30 et 16 h 30. Dimanche, ils auront lieu à 14 h 30, 15 h 30 et 16 h 30.
Les inscriptions se font à l’accueil du musée. Chaque fois, cinq visiteurs seulement pourront franchir la porte des réserves.
Sources consultées
- Musée de la Gendarmerie nationaleMémoire de gendarmes : week-end de reconstitution historique
- Musée de la Gendarmerie nationaleProgramme complet et détaillé « Mémoire de gendarmes »
- Gendinfo, Gendarmerie nationaleMusée de la Gendarmerie nationale : dix ans d'histoire, de mémoire et de transmission dans son nouvel écrin
- Ville de MelunMusée de la Gendarmerie nationale
- Ministère de la CultureMusée de la Gendarmerie, notice Muséofile M9013
- Musée de la Gendarmerie nationaleMoulage du bouclier de bronze à la gloire du Gallois de Fougières