
En 1976, l’association Citarel se donnait pour objet de développer la musique et « spécialement le chant choral ». Cinquante ans plus tard, ses 35 choristes montent sur scène sans partition, chantent, se déplacent et jouent des personnages. Samedi 26 septembre, la troupe fête ce parcours à partir de 18 h 30 au Théâtre Luxembourg de Meaux.
La première partie de la soirée reviendra en chansons et en images sur ces cinq décennies. Puis, à 20 heures, Citarel présentera « L’Envers du décor », son spectacle actuel, avec Virginie Vermersch à la direction musicale, Odile Jung à la mise en scène et Frédéric Mage au piano. Plein tarif : 20 euros, tarif réduit : 15 euros, gratuit pour les moins de 6 ans. Les places peuvent être réservées sur la billetterie de la troupe.
Créée à Meaux sous l’impulsion de Damien Verdin, Citarel est devenue ce que le réseau des Choralies décrit comme une troupe de « comédiens-chanteurs », débarrassés des partitions sur scène. La transformation n’est pas récente : dès 2010, Le Parisien présentait déjà ses 35 chanteurs comme spécialisés dans la formule du « chœur en spectacle », avec des chansons non seulement interprétées mais mises en scène.
Cette pratique scénique reste ancrée dans un fonctionnement associatif local. Citarel répète chaque semaine à l’espace Louis-Braille de Meaux et accueille aussi bien des débutants que des choristes confirmés, qu’ils sachent ou non lire la musique. Virginie Vermersch dirige la troupe depuis 2008. Sur scène, le chant choral devient donc aussi affaire de mémoire, de jeu et de mouvement.
« L’Envers du décor » illustre cette façon de faire. Dans un pays imaginaire où des artistes sont surveillés par le pouvoir, la troupe assemble notamment Offenbach, Brel, Oldelaf, Brigitte et Hervé Vilard. Le spectacle n’a pas été fabriqué pour le jubilé : Citarel en présentait déjà des morceaux aux Choralies 2025.
Samedi, ce sont donc moins cinquante années d’archives qu’une pratique toujours vivante qui seront célébrées. Citarel retrouvera le Théâtre Luxembourg avec la même matière qu’à ses débuts, des voix amateurs, mais avec tout ce qu’elle a ajouté depuis : la mémoire, les déplacements, les personnages et la scène.