
À Avon, les confinements sont terminés mais l’enquête reste ouverte. Dans la dernière mise à jour disponible mardi 22 septembre à 16 h 52, aucune interpellation n’était signalée après les violences survenues la veille dans le quartier de la Butte-Montceau. Un adolescent de 17 ans a été blessé à l’arme blanche, sans que son pronostic vital soit engagé. Aucun blessé n’a été signalé après les tirs entendus quelques heures plus tard. Les enquêteurs cherchent toujours à déterminer si les deux épisodes sont liés.
La séquence commence lundi vers 10 h 30, aux abords du centre commercial voisin du lycée Uruguay-France, avec une rixe entre plusieurs jeunes. Le jeune blessé se présente ensuite à l’hôpital. Peu après 15 heures, des coups de feu sont signalés environ 600 mètres plus loin, au niveau du centre commercial de la Butte-Montceau. Deux impacts de balle sont retrouvés sur le rideau métallique d’un commerce.
Face à une menace dont les auteurs et les déplacements ne sont alors pas établis, le lycée Uruguay-France, le collège de la Vallée, le groupe scolaire de la Butte-Montceau et une crèche du secteur sont confinés. La mesure est levée vers 18 h 30, permettant aux élèves et aux personnels de quitter les établissements. Une cellule d’écoute était annoncée au lycée pour mardi matin, sans confirmation publique plus récente retrouvée de son ouverture effective.
Le nombre de structures touchées s’explique en partie par la forme du quartier. Autour de la Butte-Montceau se trouvent, dans un périmètre resserré, un lycée, un groupe scolaire, une crèche et plusieurs autres équipements publics. Le contrat de ville du Pays de Fontainebleau recense précisément cette concentration de services autour du centre du quartier. Une alerte armée limitée à quelques centaines de mètres peut donc concerner simultanément plusieurs établissements et une crèche.
Le confinement ne signifie pas que ces établissements étaient eux-mêmes visés. Les plans particuliers de mise en sûreté, les PPMS, couvrent explicitement les attaques armées et les violences commises « au sein ou aux abords » des écoles et établissements. Chaque structure doit prévoir une organisation permettant de protéger élèves et personnels lorsqu’une menace extérieure survient à proximité. La doctrine actuelle date de 2023 et couvre à la fois les risques majeurs et les menaces violentes.
À Avon, cette incertitude a conduit à confiner plusieurs établissements voisins. La police municipale a d’abord été mobilisée, puis des effectifs de la compagnie départementale d’intervention de Seine-et-Marne ont été déployés dans le secteur. Le sous-préfet de Fontainebleau, Yannis Bouzar, a annoncé que la sécurisation du quartier et des établissements serait maintenue « pendant le temps qu’il faudra ».
La rixe à l’arme blanche et les tirs ont eu lieu dans le même quartier à quelques heures d’intervalle, mais leur proximité ne suffit pas à établir qu’ils appartiennent à une même chaîne de violences. La mairie indiquait encore que l’enquête suivait son cours et le rectorat ne précisait pas les circonstances exactes des tirs.
L’enjeu des prochaines constatations est donc moins le confinement lui-même, désormais levé, que l’établissement de cette chronologie. Identifier les personnes impliquées et déterminer si les coups de feu répondent aux violences du matin permettra de savoir si Avon a connu lundi un seul épisode qui s’est prolongé pendant plusieurs heures, ou deux faits distincts dont la proximité a suffi à placer une partie de la Butte-Montceau à l’abri.
Sources consultées
- Le ProgrèsRixe, coups de feu, confinement : ce que l’on sait de la journée de panique devant un lycée
- BFM PremièreBFM Première 4h30/6h - Mardi 22 septembre 2026
- Communauté d’agglomération du Pays de FontainebleauContrat de ville 2024, présentation de la Butte-Montceau
- Ministère de l’Éducation nationalePlan particulier de mise en sûreté (PPMS)