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Fontainebleau : les feux sont éteints, le massif passe à l’après-incendie

Depuis le 28 août, les feux de Fontainebleau sont considérés comme éteints. La gestion post-incendie se poursuit sur les 2 000 hectares touchés.

Illustration - Forêt de Fontainebleau après l’incendie

Les incendies du massif de Fontainebleau sont considérés comme éteints depuis le 28 août. Après sept jours consécutifs sans point chaud ni reprise, des précipitations récentes et une baisse des indicateurs de danger, les secours ont mis fin à la phase opérationnelle commencée en juillet.

Le mot marque une étape précise. Les feux avaient été fixés depuis plusieurs semaines, c’est-à-dire que leur progression avait été stoppée, mais une surveillance restait nécessaire. À l’inverse, l’accès du public n’a pas attendu l’extinction officielle : depuis le 22 août, plus de 18 000 hectares, soit environ 80 % du massif, sont de nouveau ouverts. Cette réouverture avait déjà été détaillée par La Clé Publique. Les secteurs brûlés ou encore fragilisés restent interdits.

Cette chronologie montre comment se termine réellement un grand incendie de forêt. Les pompiers peuvent quitter le dispositif alors que routes, sentiers et peuplements fragilisés demandent encore des semaines ou des mois de sécurisation.

Près de 2 000 hectares ont été parcourus par le feu depuis les premiers départs du 12 juillet, soit environ 10 % des quelque 22 000 hectares du massif. Dès les semaines suivant l’incendie, l’ONF a dû identifier et abattre des arbres rendus dangereux par la chaleur le long des principaux axes. Ces opérations ont permis la réouverture progressive de l’A6 et des RD63, RD64 et RD301. Pour les automobilistes comme pour les promeneurs, la sortie de crise dépend donc moins de la disparition des flammes que de l’état de chaque secteur.

Sur les parcelles brûlées, le travail change encore de nature. L’ONF prévoit d’abord d’observer la reprise de la végétation : graines restées dans les sols, semis apportés par le vent ou la faune, rejets de souche. Une plantation générale n’est pas prévue. Certaines zones pourront se reconstituer naturellement, tandis que les plus endommagées nécessiteront des interventions ponctuelles. La reconstruction du couvert forestier se comptera en années.

Cette évolution du risque concerne désormais directement l’Île-de-France. Météo-France constate que le risque météorologique de feu progresse vers le nord avec le réchauffement et devrait devenir plus fréquent jusqu’au Bassin parisien. À Fontainebleau, la prévention des incendies rejoint ainsi durablement la gestion quotidienne de la forêt.

Le 28 août clôt donc le temps des secours. Dans les 2 000 hectares touchés, la suite se décidera parcelle par parcelle, entre arbres à sécuriser, secteurs encore fermés et végétation laissée à reprendre sa place.

Sources consultées
  1. Préfecture de Seine-et-MarneIncendies dans le massif de Fontainebleau : les feux désormais considérés comme éteints
  2. Office national des forêtsIncendie du massif forestier de Fontainebleau, faisons le point
  3. Office national des forêtsAprès l'incendie de Fontainebleau : comprendre les prochaines étapes de la reconstruction forestière
  4. Météo-FranceChangement climatique : quel impact sur les feux de forêt ?