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À Fouju, Campus IA franchit l’enquête publique sans réserve

La commission d’enquête a rendu un avis favorable sans réserve. Le permis et les autorisations environnementales doivent encore fixer les obligations imposées au campus.

Lignes électriques au-dessus des champs de Fouju

Campus IA a franchi l’étape de l’enquête publique. Dans ses conclusions publiées le 15 juillet, la commission a rendu un avis favorable sans réserve, après une procédure qui a recueilli plus de 1 200 contributions. Le permis de construire et les autorisations environnementales restent à délivrer.

À Fouju, l’enquête ne portait pas seulement sur un permis de construire. Elle couvrait la mise en compatibilité du plan local d’urbanisme, les autorisations environnementales des trois premiers centres de données, celles des ouvrages électriques de RTE et le permis concernant ces bâtiments, un centre de formation, une sous-station privée et les espaces communs. Le maire de Fouju doit statuer sur le permis de construire ; le préfet, sur les autorisations environnementales.

Le montage tient à l’ampleur du dossier. Le projet présenté en juin par La Clé Publique prévoit environ douze centres de données sur 70 hectares, avec une mise en service progressive à partir de 2028. Les promoteurs évaluent la première phase à 8 milliards d’euros et l’ensemble à près de 50 milliards. RTE s’est engagé à fournir 240 MW d’ici à la fin de 2027, puis 700 MW avant la fin de 2029. À terme, le projet vise 1 400 MW.

Les terrains se trouvent près de lignes à 400 000 volts, d’un réseau de fibre et de l’A5. Le raccordement suppose encore la construction d’un poste électrique et l’enfouissement partiel d’une ligne existante. À Fouju, le campus dépend donc autant des infrastructures électriques déjà présentes que du foncier disponible.

Le bilan de la concertation préalable relève des interrogations persistantes sur l’eau, la chaleur rejetée, le bruit, la circulation, la santé publique et l’artificialisation des sols. Campus IA s’est depuis engagé à ne pas puiser dans la nappe de Champigny, à refroidir les trois premiers centres à l’air et à équiper les bâtiments pour récupérer leur chaleur. La valorisation de cette chaleur vers la prison de Crisenoy, des serres ou le réseau de Melun demeure toutefois à l’étude.

La commission n’a assorti son avis d’aucune réserve formelle. Cela ne transforme pas les engagements du promoteur en obligations opposables. Le permis et les arrêtés préfectoraux pourront, eux, fixer des prescriptions sur l’eau, les nuisances, le chantier et les contrôles environnementaux.

Le dossier passe maintenant des contributions aux décisions. À Fouju, les prochains textes diront dans quelles conditions les champs voisins des lignes à très haute tension pourront effectivement accueillir les trois premiers centres de données.

Sources consultées
  1. Préfecture de Seine-et-MarneRapport de la commission d’enquête, Fouju, projet Campus IA
  2. Préfecture de Seine-et-MarneAvis d’enquête publique unique
  3. Commission nationale du débat publicBilan de la concertation préalable Campus IA
  4. RTECampus IA et RTE signent un contrat de raccordement accéléré
  5. Campus IA et RTELes suites de la concertation préalable