
Le SIETOM 77 lance la maîtrise d’œuvre d’un quai de transfert multi-flux et d’un pôle logistique à Ozoir-la-Ferrière, RD 350, avenue de la Liberté. Les offres sont attendues jusqu’au 14 septembre 2026, pour une mission qui doit courir, selon l’avis européen, du 20 octobre 2026 au 30 septembre 2030. Le coût des travaux et la capacité du futur équipement ne sont pas encore publiés.
Le lieu n’est pas choisi au hasard. Le site de l’UVOM d’Ozoir abrite déjà le quai de transfert des ordures ménagères du SIETOM, tandis que les emballages passent par le quai de Tournan-en-Brie. En 2023, le syndicat expliquait que ses marchés d’exploitation servaient à assurer la continuité du service “le temps” de préparer la déconstruction de l’usine et la construction d’un double quai de transfert sur le site de l’UVOM. Le nouvel avis fait avancer ce dossier vers la conception.
Ce que l’on voit depuis la rue, ce sont des camions. Ce que ce marché raconte, c’est tout ce qu’il faut derrière pour que la collecte tienne: des points de vidage, des quais, des locaux, du transport, des sites de traitement, et assez de souplesse pour encaisser les changements de consignes, de volumes et de coûts.
Le SIETOM couvre 39 communes, 159 404 habitants et 63 266 foyers. En 2024, son rapport annuel recensait 37 280 tonnes d’ordures ménagères, 4 069 tonnes de verre en porte-à-porte, 2 603 tonnes d’encombrants et six déchetteries. Jusqu’à fin 2025, la collecte de 38 communes était assurée par Sepur, Pontault-Combault étant déjà en régie. Depuis le 1er janvier 2026, le personnel jusque-là rattaché au prestataire a été intégré aux équipes du syndicat, pour reprendre la main sur les tournées.
La reprise en régie n’efface donc pas la facture. Elle la déplace. Dans son débat budgétaire 2026, le SIETOM note la fin du contrat Sepur dans les charges générales, moins 3,3 millions d’euros, mais aussi l’arrivée de dépenses nouvelles pour les camions, le carburant, les équipements de protection et la location d’un dépôt, plus 4,2 millions. Le syndicat résume lui-même le basculement: une dépense qui était payée à un seul prestataire se fractionne.
Reprendre une collecte, ce n’est pas seulement changer le logo sur les bennes. C’est choisir où elles repartent pleines, où elles se vident, où l’on range et entretient les moyens, et comment l’on adapte les tournées à ce qui est réellement produit. Le SIETOM prépare aussi un nouveau schéma de collecte, avec des ajustements possibles sur les bornes enterrées, le papier dans le bac jaune ou la collecte des cartons.
Le sujet est différent de celui du Sietrem, que La Clé Publique suivait récemment à Saint-Thibault-des-Vignes avec une halle liée au tri des emballages. À Ozoir, il s’agit moins de trier que de tenir l’arrière-boutique d’un service repris en main. La décision paraît rationnelle: si la régie doit durer, elle a besoin d’une base moins provisoire que la location d’un dépôt et l’empilement de marchés courts. Son vrai poids public ne pourra toutefois être jugé qu’avec le chiffrage des travaux.
Pour les habitants, rien ne change demain matin dans le passage des bennes. Mais la collecte qui commence devant les portails, les locaux poubelles et les bornes finit toujours quelque part. Dans le périmètre du SIETOM, ce quelque part se prépare maintenant à Ozoir-la-Ferrière, au bord de la RD 350.
Sources consultées
- TED / Journal officiel de l’Union européenne, via La Centrale des marchésMarché de maîtrise d’œuvre pour la construction d’un quai de transfert et d’un pôle logistique pour la collecte en régie, avis 473145-2026
- SIETOM 77Le SIETOM, présentation, historique et installations
- SIETOM 77Rapport annuel d’activité 2024
- SIETOM 77Compte-rendu du Comité syndical du 9 février 2026
- SIETOM 77Sietom Infos n°60