Le Département de Seine-et-Marne vient d’attribuer 2,54 millions d’euros hors taxes de travaux pour la mise en accessibilité de cinq collèges du sud du département : Honoré-de-Balzac à Nemours, Georges-Politzer à Dammarie-les-Lys, le Collège international à Fontainebleau, Jacques-Prévert à Lorrez-le-Bocage et La Vallée à Avon.
Le montant exact atteint 2 541 877,89 euros HT. Le marché, publié en résultat le 12 juin 2026, comprend cinq lots : gros œuvre et second œuvre, CVC-plomberie, électricité, ascenseur et désamiantage. Le plus gros lot, attribué à LGC, approche à lui seul 1,95 million d’euros HT. Les autres lots ont été attribués à PROJ&CO, SDE, Otis et ADPN. Le calendrier prévu est de seize mois, avec deux mois de préparation puis quatorze mois d’exécution.
Cette liste de métiers dit presque tout. Rendre un collège accessible n’est pas seulement poser une rampe ou changer une signalétique. Dans un bâtiment scolaire existant, l’accessibilité touche aux circulations, aux équipements techniques, à l’électricité, parfois à l’amiante, et à la manière d’intervenir sans transformer l’établissement en chantier ingérable. L’avis ne détaille pas les aménagements collège par collège, mais il montre que l’opération relève bien d’une intervention de bâtiment, pas d’un simple ajustement.
Ces travaux relèvent de l’Agenda d’accessibilité programmée, l’Ad’AP, utilisé pour planifier la mise en conformité d’établissements recevant du public. Pour un patrimoine public étendu, cette règle nationale se traduit en marchés successifs, en lots techniques et en calendriers étalés. Le droit d’entrer, de circuler et d’utiliser un équipement public passe par des devis, des entreprises, des ordres de service et des arbitrages budgétaires.
Dans les collèges publics, cette mécanique revient au Département. Celui-ci construit, rénove, étend, entretient, équipe et fait fonctionner les bâtiments scolaires dont il a la charge. Les travaux d’accessibilité ne sont donc pas à part du reste : ils appartiennent au même monde que les grosses réparations, la sécurité, les demi-pensions, les économies d’énergie et les rénovations nécessaires pour garder les établissements utilisables.
Le budget départemental 2026 donne l’échelle de ce travail continu. Les bâtiments des collèges représentent 79,3 millions d’euros d’autorisations de programme. Les enveloppes d’entretien et de grosses réparations, qui comprennent notamment l’accessibilité des collèges aux personnes à mobilité réduite, les mises en conformité des demi-pensions, la sécurisation et les travaux énergétiques, représentent 54,7 millions d’euros. Les 2,54 millions d’euros attribués pour ces cinq sites forment donc une opération précise dans une gestion de patrimoine beaucoup plus large.
Il y a dans ce chantier une part de rattrapage, puisque l’accessibilité des bâtiments publics reste un programme long, plus de dix ans après l’échéance nationale de 2015. Il y a aussi une dépense utile, concrète, difficile à rendre visible mais très facile à mesurer pour ceux qui en dépendent. Dans un collège, l’égalité d’accès se vérifie dans un trajet possible, entre l’entrée, les salles, les services et la vie ordinaire de l’établissement.
Sources consultées
- BOAMP, via France MarchésAvis de résultat de marché n° 26-58321, travaux de mise en accessibilité dans 5 collèges du sud du Département
- BOAMP, via France MarchésAvis de marché n° 25-120520 du 28 octobre 2025
- Département de Seine-et-MarneConstruction et entretien des collèges
- Département de Seine-et-MarneDélibérations du Conseil départemental du mardi 24 mars 2026, publication n° 23