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Au Val d’Europe, près de 500 hectares agricoles cherchent une protection plus durable

Une enquête publique reste ouverte jusqu’au 1er juillet sur une zone agricole protégée de 493 hectares à Magny-le-Hongre, Villeneuve-le-Comte et Villeneuve-Saint-Denis.

Champs protégés au Val d’Europe

L’enquête publique sur la création d’une zone agricole protégée au Val d’Europe reste ouverte jusqu’au 1er juillet 2026. Elle concerne Magny-le-Hongre, Villeneuve-le-Comte et Villeneuve-Saint-Denis, avec un périmètre annoncé d’environ 493,3 hectares répartis sur 222 parcelles.

À cette échelle, l’enquête dépasse le simple avis administratif. Elle dessine une limite foncière dans un secteur dont l’urbanisation est planifiée depuis longtemps. D’après les éléments publiés par l’agglomération, l’essentiel du périmètre se trouve à Villeneuve-le-Comte, avec 293,1 hectares, puis à Villeneuve-Saint-Denis, avec 198,5 hectares. À Magny-le-Hongre, le périmètre ne couvre que 1,7 hectare.

Une zone agricole protégée, ou ZAP, n’est pas une promesse générale de préserver les champs. C’est une servitude d’utilité publique : une fois créée par arrêté préfectoral, elle est annexée aux documents d’urbanisme et rend plus difficile tout changement d’usage qui abîmerait durablement le potentiel agricole des terrains. Le PLUi continue de fixer les règles de construction, mais la ZAP ajoute un verrou foncier plus stable sur les terres retenues.

L’agglomération rappelle que son développement se fait par phases depuis 1987, dans un cadre négocié avec l’État, Disney, la RATP, la SNCF, le Département et la Région, avec cinq phases prévues jusqu’en 2040. Le PLUi intercommunal, approuvé le 5 février 2026 et exécutoire depuis le 13 mars, organise cette trajectoire à l’échelle des dix communes. La ZAP vient inscrire une autre règle dans ce territoire : tout le foncier agricole n’est pas une réserve pour plus tard.

Pour une exploitation, la valeur d’une terre tient aussi à sa continuité, à ses accès, à la possibilité d’investir et de transmettre sans vivre sous la menace permanente du changement de destination. Pour les habitants, ce type de procédure dit où l’agglomération accepte de construire, et où elle décide de maintenir une fonction agricole durable.

L’avis mis en ligne par Val d’Europe n’est pas une nouveauté du 13 juin : il a été publié le 13 mai. La raison de revenir dessus tient plutôt au calendrier. Après deux premières permanences déjà passées, le commissaire enquêteur doit encore recevoir le public le samedi 20 juin à Villeneuve-le-Comte, puis le lundi 29 juin à Villeneuve-Saint-Denis. Les habitants peuvent aussi déposer une observation sur le registre numérique jusqu’au 1er juillet à 17 h.

Après l’enquête, la décision ne reviendra pas directement aux contributions déposées, mais à l’arrêté qui pourra créer, ou non, la ZAP après les avis requis. Dans ce morceau sud du Val d’Europe, la procédure en cours pose donc une question simple et très locale : ces 493 hectares doivent-ils rester durablement dans le monde agricole ?

Sources consultées
  1. Val d’Europe AgglomérationAvis d’enquête publique
  2. Registre NumériqueCréation d’une zone agricole protégée sur le territoire des communes de Magny-le-Hongre, Villeneuve-le-Comte et Villeneuve-Saint-Denis
  3. Val d’Europe AgglomérationMai 2026, Le Mag Val d’Europe Agglomération
  4. Cerema, Outils de l’aménagementLa zone agricole protégée (ZAP)
  5. Val d’Europe AgglomérationPlan Local d’Urbanisme intercommunal