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En Seine-et-Marne, la santé sexuelle sort des cabinets médicaux

En juin, des stands, portes ouvertes et ateliers rappellent où s’informer sur la santé sexuelle en Seine-et-Marne, où le dépistage VIH reste bas.

Illustration santé sexuelle locale

À Coulommiers, le Centre de santé sexuelle ouvre ses portes les 1er, 3 et 5 juin. On pourra y parler contraception, infections sexuellement transmissibles, vie affective ou relations, avec une sage-femme ou un médecin. À Montereau, un stand est prévu le 1er juin à la Maison départementale des solidarités, puis le 4 juin à Champagne-sur-Seine. À Melun et Marne-la-Vallée, les hôpitaux accueillent aussi des points d’information.

Le Mois de la santé sexuelle prend en Seine-et-Marne une forme assez simple : sortir l’information des seuls cabinets médicaux et la placer dans des lieux que les habitants croisent déjà. Maisons départementales des solidarités, centres de santé sexuelle, hôpitaux, missions locales, collèges, lycées ou structures médico-sociales : le programme publié par le Département pour juin ressemble moins à une affiche de prévention qu’à une liste de lieux où commencer.

Ce n’est pas anodin dans un département vaste, où l’accès aux services de santé dépend beaucoup du lieu où l’on vit. Selon le bilan 2024 de Santé publique France, la Seine-et-Marne affichait le taux de dépistage du VIH le plus bas d’Île-de-France : 85,6 tests pour 1 000 habitants, contre 140,8 à Paris. Le chiffre ne dit pas tout, mais il rappelle une chose très concrète : une campagne de prévention ne sert vraiment que si l’on sait où aller.

Le programme de juin donne donc quelques portes d’entrée. À Chelles, une frise sur l’histoire de la contraception et de l’interruption volontaire de grossesse sera visible pendant le mois. Des expositions sont annoncées à Sénart, Nemours, Lagny-sur-Marne et Coulommiers. Mitry-Mory organise des portes ouvertes du 1er au 5 juin. À Melun, des stands sont prévus dans le hall du Groupe hospitalier Sud Île-de-France. À Marne-la-Vallée, le Grand Hôpital de l’Est Francilien annonce le 1er juin un stand d’information autour du dépistage et de la santé sexuelle.

Le sujet ne concerne pas seulement les personnes qui cherchent déjà un rendez-vous médical. Plusieurs actions vont vers des publics qui ne pousseraient pas forcément la porte d’un centre : jeunes suivis par une mission locale, élèves, femmes bénéficiaires du RSA, personnes accueillies en institut médico-éducatif. À Noisiel, une exposition au collège Le Luzard a même été conçue avec des élèves de 3e Segpa, en section d’enseignement général et professionnel adapté.

L’information la plus utile tient peut-être dans ce qui existe après juin. Les centres de santé sexuelle de Seine-et-Marne accueillent tous les publics, y compris les mineurs sans autorisation parentale. Les consultations sont confidentielles et sans avance de frais. On peut y poser une question sur la contraception, les infections sexuellement transmissibles, la grossesse, l’interruption volontaire de grossesse, le consentement, les violences ou les difficultés dans le couple.

Le Département indique que ces centres sont intégrés aux services de protection maternelle et infantile des 14 maisons départementales des solidarités. Cinq autres centres fonctionnent aussi dans des établissements de santé, notamment à Marne-la-Vallée, Meaux, Melun, Fontainebleau et Montereau.

Pour les habitants, le bon réflexe est donc pratique : repérer le lieu le plus proche, vérifier la date si l’on vise une action de juin, ou contacter un centre de santé sexuelle pour une question plus personnelle. Juin attire l’attention. Les lieux d’accueil, eux, ne ferment pas le 30 juin.