À Esbly, Saint-Germain-sur-Morin et Villeneuve-Saint-Denis, le tri va se discuter sur le pas de la porte. Du 25 mai au 30 juin 2026, le SMITOM Nord Seine-et-Marne mène une enquête en porte-à-porte auprès des habitants de ces trois communes du Val d’Europe.
Le principe annoncé n’est pas de faire la leçon, mais de comprendre les habitudes: ce qui est bien trié, ce qui reste flou, ce qui décourage, ce qui finit dans le mauvais bac. Un flyer doit être distribué dans les boîtes aux lettres avant le passage des enquêteurs.
La difficulté est connue. Depuis 2019, sur le territoire du SMITOM, tous les papiers et tous les emballages peuvent aller dans le bac de tri: pots, barquettes, films, tubes, sachets compris. La règle est devenue plus simple. Le résultat, lui, ne l’est pas toujours.
Selon le SMITOM, 30 à 35 % du contenu des bacs de tri relèvent encore d’erreurs: sacs d’ordures ménagères, gravats, petits appareils électriques, vêtements, jouets. Ces déchets abîment la qualité de la collecte et entraînent des surcoûts de traitement estimés à plus de 760 000 €, hors transport.
Voilà pourquoi l’enquête dépasse le simple rappel de consigne. Le tri ne se corrige pas seulement avec une affiche. Il se corrige aussi dans une cuisine, devant un emballage sale, dans un local poubelles trop plein, ou dans une résidence où personne ne sait vraiment qui doit rappeler les consignes.
Val d’Europe Agglomération a d’ailleurs prévu des actions ciblées sur l’habitat collectif: diagnostics dans les résidences, sensibilisation en porte-à-porte, animations en pied d’immeuble, formation des gardiens, syndics et gestionnaires. Le bac jaune devient presque un sujet de copropriété. Pas le plus glamour, certes, mais rarement le moins concret.
Pour les habitants visités, le meilleur réflexe sera sans doute de dire les vrais doutes. Le pot de yaourt, le film plastique, le sac fermé, la barquette grasse: c’est précisément là que le service déchets peut repérer ce qui bloque.